Le ministère de la Santé et ses personnels ont tenu ce mardi 18 août 2026, un atelier consacré à l’état des lieux de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) en République centrafricaine. Cette rencontre vise à passer en revue les différentes initiatives engagées dans le pays en matière d’assurance maladie et à dégager des perspectives pour renforcer la couverture sanitaire de la population.

Les travaux portent également sur l’examen du cadre politique, juridique et institutionnel relatif à l’Assurance Maladie Universelle. Il s’agit pour les participants de mieux comprendre les dispositifs existants et d’évaluer leur cohérence avec les objectifs de couverture sanitaire universelle.

Au terme de ces trois jours de travaux, des recommandations devraient être formulées afin de contribuer à l’amélioration du dispositif et à la progression vers une meilleure protection de la population contre les dépenses liées aux soins de santé.

Présidant les travaux, le professeur Marcel Mbeko Simaleko, chargé du suivi de la politique, des stratégies et de la coopération au ministère de la Santé, a expliqué l’objectif de cet atelier.

« Aujourd’hui, le gouvernement centrafricain est en train d’accélérer la marche vers la couverture sanitaire universelle. L’un des piliers importants est l’Assurance Maladie. Par ailleurs, le Premier ministre avait pris un arrêté pour mettre en place un comité de pilotage présidé par le ministre de la Santé et secondé par le ministre de l’Emploi, ainsi que les autres ministres. Ce comité est appuyé par un comité technique qui a élaboré une feuille de route pour la mise en place d’une assurance maladie », a-t-il expliqué.

« Un des points importants et cruciaux de cette feuille de route est de réaliser un état des lieux. Il y a eu des activités, des analyses qui ont été faites depuis des années, mais les résultats sont restés disparates. Il est donc question de nous retrouver ici aujourd’hui pour faire le point sur toutes les initiatives mutualistes, toutes les études et les analyses qui ont été faites dans le passé, afin d’avoir une vision commune et d’adapter notre feuille de route par rapport à l’assurance maladie », a poursuivi le professeur Marcel Mbeko Simaleko.

Il ajoute : « Nos attentes sont claires après cette assise. Il s’agit des résultats que nous attendons, dont le résultat essentiel est une feuille de route actualisée qui tient compte de tout ce qui s’est passé dans un passé récent. Nous devons également avoir une liste des études et des analyses qui doivent être réalisées d’ici à la fin de l’année », a-t-il conclu.

Rappelons qu’au-delà de cet état des lieux, les participants sont également appelés à identifier les convergences, les divergences ainsi que les insuffisances des travaux déjà réalisés. Ils cherchent, en outre, à disposer d’une vision plus claire des acquis, des défis et des perspectives de l’Assurance Maladie Universelle en République centrafricaine.           Freddy Ulrich Tanga