L’Alliance française de Bangui en partenariat avec le gouvernement centrafricain, a célébré en différé la Journée mondiale de la musique avec plus d’une centaine d’artistes du pays. À Bangui, cette célébration, habituellement organisée le 21 juin de chaque année, s’est tenue la veille de la date officielle dans la salle polyvalente de l’Alliance française.

Instaurée en France en 1982 par Jack Lang, alors ministre de la Culture, et Maurice Fleuret, directeur de la Musique et de la Danse, la Fête de la musique est née de l’idée de permettre à tous les musiciens, amateurs comme professionnels, de se produire librement dans les espaces publics. Au fil des années, cette initiative est devenue un événement mondial mettant en valeur la diversité des expressions musicales et favorisant les échanges culturels et artistiques.

L’origine de la date du 21 juin est notamment attribuée à Joël Cohen, luthiste et ancien collaborateur de France Musique, qui avait imaginé en 1976 des « saturnales de la musique » organisées aux solstices d’été et d’hiver, les 21 juin et 21 décembre.

En République centrafricaine, cette célébration a également servi de cadre à la 4e édition du concours de la sape, organisée autour du thème national : « Bangui la coquette, reine de la sape ».

Les festivités ont animé l’Alliance française de Bangui dans une ambiance artistique réunissant danseurs, sapeurs, chanteurs, rappeurs, mannequins et comédiens. Toutefois, l’un des temps forts de la soirée est resté le concours de la sape, qui a captivé le public.

Au total, huit candidats ont pris part à la compétition, dont deux femmes et six hommes. Devant un jury composé de quatre membres, les concurrents ont eu plusieurs minutes pour démontrer leur élégance, leur sens du style et leur maîtrise des codes de la sape. Chaque participant a été évalué sur son apparence, son aisance sur scène et sa capacité à convaincre le jury.

À l’issue des délibérations, trois finalistes ont été retenus. C’est finalement Djamina Yaya qui a remporté le titre de reine de la sape 2026, séduisant le jury par son charisme et son élégance.

« Je suis hyper émue, vraiment très émue. Cette victoire est le fruit d’un travail constant, de nombreuses nuits blanches consacrées aux répétitions. Je ne suis pas surprise, car j’avais pleinement confiance en moi et en ce que je fais », a déclaré la lauréate.

De son côté, le directeur de l’Alliance française de Bangui, François, s’est réjoui de la progression de la participation féminine dans cet univers longtemps dominé par les hommes.

« Ce qui m’a particulièrement marqué dans ce concours, c’est la participation féminine. Nous avons enregistré près de 30 % de femmes en demi-finale et c’est finalement une femme qui a remporté la finale. C’est un signal fort qui montre que les femmes s’intéressent de plus en plus à cet art », a-t-il souligné.

La gagnante est repartie avec un chèque de 500 000 FCFA, tandis que le deuxième et le troisième lauréats ont respectivement reçu 300 000 FCFA et 200 000 FCFA. Tous les participants ont également obtenu un certificat de participation.

BVIII Pappus Héritier