Les arts et la culture font partie des atouts qui permettent la valorisation d’un pays sur le plan international. Si l’Afrique est reconnue pour ses incroyables talents, la République centrafricaine aussi dispose des jeunes talentueux en matière des arts et cultures.

Ils sont légions les centrafricains qui font de la musique, de la comédie, du cinéma, des œuvres littéraires, des conteurs, des fabricants des objets artisanaux, de la danse traditionnelle et plusieurs autres domaines.  Dommage que, ces innombrables talents ne sont pas utilisés à bon escient. Ils ne bénéficient pas de formation appropriée dans leurs différents domaines, ni de financement.

Bien que nombreux sont formés sur le tas, ces derniers ne sont pas appréciés à leur juste valeur en ce qui concerne les cachets de leurs prestations. D’où ils se voient dans l’obligation de faire la courbette auprès de certains sponsors afin de les accompagner dans leurs projets. 

En effet, du 13 au 14 août 2021, le ministère en charge des arts, de la culture et du tourisme en collaboration avec le ministère de la promotion de la jeunesse, des sports et de l’éducation civique a organisé une gigantesque manifestation culturelle et artistique. Ladite manifestation s’inscrit dans le cadre des festivités du 13 août, date marquant le 61e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine.

Ils étaient des artistes musiciens, rappeurs, des comédiens, des groupes de danse traditionnelle, des chorégraphes qui ont livré des spectacles dignes de ce nom et démontré devant des milliers des centrafricains qui étaient présent ces jours. Pour être explicite, les groupes qui ont presté ces jours étaient : Gbako international, Docteur Mandjeke, Zokela Hity ma hity, Polele ti Bê Africa, Mc fonctionnaire, Afro Maison mère, Sabouba la lune Noella la fleur, Wandara ti siriri, Jaquette Sanza, Groupe serpent, Hervé Chetani, Taishi Master, Majora Meilleur, Felika Joker, Beach Man, Bê ti Nguiza, P-Waine, Losseba, Petit Eté et Majico.

 Certains qui ont accepté de témoigner à Oubangui Médias ont tous parlé de la problématique de formation des artistes, de la mise en application des textes de loi sur le droit d’auteur et des budgets conséquents qui peuvent supporter des projets artistiques et culturelles. Ils n’ont pas caché également leur réjouissance devant le projet de la prise en charge des artistes dans leurs différents domaines par le ministère des arts, de la culture et du tourisme dirigé par la ministre Vincente Marie Lionele Jennifer Saraiva-Yanzere. Ils veulent à que ce projet ne demeure pas dans les tiroirs mais qu’il soit exécuté pour donner aux artistes centrafricains leur lettre de noblesse. Une opportunité qui va booster les prestations de ces artistes.

Cette initiative est soutenue par Saint Juste Guere-Mbezi, président de l’association « Promesse Divine » et qui est aussi promoteur des activités culturelles en Centrafrique. Ce dernier souhaite la mise d’une commission indépendante qui doit gérer les projets sur des critères professionnels dans l’optique de justifier à sa juste valeur le travail des artistes centrafricains.

Brice Ledoux Saramalet