Le projet AGIR a fait l’objet de deux audits dont les rapports ont été consultés par la rédaction de Sangbilgué-Info. Ces deux audits ont salué la gestion de ce projet qui a été reconduit sous la forme numérique par la Banque Mondiale en Centrafrique.

Le premier audit a été fait sur demande de la Banque Mondiale qui a financé le projet AGIR. Cet audit a été mené par un cabinet international basé au Togo et recruté par le demandeur. Le second a été commandité par l’actuel Ministre des Finances Hervé Ndoba.

Contrairement aux agitations de ces dernières semaines, les deux audits n’ont relevé aucune malversation dans la mise en œuvre du projet AGIR.

Le Premier audit commandé par la Banque Mondiale a travaillé, selon les documents que nous avons pu consulter, sur toutes les lignes budgétaires. Un ancien cadre du projet interrogé par Sangbilegué-Info, parle de conclusions satisfaisantes, « le premier audit avait permis de lever tout doute dans la gestion des fonds alloués au projet et c’est la procédure avec la Banque Mondiale. Lorsqu’un projet rentre dans sa phase finale, on faut un audit de toute la mise en œuvre. Le rapport de cet audit n’a relevé aucun détournement. La gestion a été faite dans la règle de l’art », a expliqué cette source qui a requis le strict anonymat.

Le second audit commandité par l’actuel Ministre des Finances débouche sur les mêmes conclusions. Son rapport ne fait allusion à aucune malversation dans le cadre du projet AGIR. Un autre cadre d’AGIR dit éviter de répondre à ceux qui, n’ayant aucune information solide et vérifiée, s’hasardent à aborder des questions liées à un projet dont la gestion a été faite dans la transparence, « vous savez, ceux qui s’agitent aujourd’hui n’ont aucune connaissance de la procédure de gestion de la Banque Mondiale. Je considère qu’en dépit de la manipulation, il y a le manque de connaissance sur la procédure utilisée dans tous les projets sous financement de la Banque Mondiale. Le projet AGIR a été géré selon les règles définies par la procédure de la banque et les deux audits sont assez clairs », explique cette source qui dit se réjouir du fait que garce à ce qui a été fait dans le cadre dudit projet, la République Centrafricaine ait bénéficié d’un autre projet de grande envergure.

Depuis quelques semaines, un groupe d’individus s’agitent et pointent du doigt la gestion du projet AGIR. L’enquête menée par Sangbilegué-Info a permis de consulter des documents de gestion de ce projet ainsi que les conclusions des deux audits commandités par le bailleur et les autorités de la République Centrafricaine. Les conclusions ont salué le respect de la procédure et l’exactitude dans les dépenses effectuées dans le cadre de ce programme.

Pour un ancien cadre de ce projet, « la reconduction du projet AGIR en République Centrafricaine fait suite à ces deux audits. Si détournement il y avait eu, je pense qu’on ne pouvait pas reconduire AGIR sous la forme numérique aujourd’hui. Donc, on doit plutôt se réjouir des résultats obtenus et de la confiance que la Banque Mondiale continue de placer à la République grâce à la rigueur qui a prévalu lors de la mise en œuvre de ce projet ».

Une source à la cour de compte interrogée dans le cadre de cette enquête se dit choquée par les tournures politiques au centre desquelles, certains veulent placer cette institution, « nous vivons en Centrafrique et nous savons généralement pourquoi et comment l’idée de saisir la cour de compte vient. La Cour de compte n’est pas une institution politique que l’on peut manipuler à sa guise. Lorsque les gens veulent régler le compte ou froisser l’image de leurs amis d’hier, ils citent la cour des comptes mais c’est mal connaitre le fonctionnement de cette institution. Tout le monde peut s’agiter et saisir mais nous ce sont les textes que nous appliquons. Les marches et autres pressions politiques ne peuvent influencer qui que ce soit. Les gens peuvent organiser des marches et des manifestations mais la Cour des Comptes ne peut trembler pour suivre leur démarche qui est politique », explique-t-elle.

Les agitations de ces dernières semaines, relèvent selon nos informations des manipulations orchestrées pour ternir l’image d’un homme d’Etat dont la posture continue d’inquiéter ses adversaires qui de plus en plus se transforment ou se considèrent comme ses ennemis.

Magloire de Sangbilegué-Info