L’archevêché de Bangui a abrité une conférence de presse organisée par le cardinal Dieudonné Nzapalainga ce lundi 21 Avril 2025 à Bangui. L’objectif de cette rencontre vise à souligner l’importance de la venue du feu Pape François 1er à Bangui pendant les crises militaro-politiques et aussi a souligné les bienfaits du défunt en République Centrafricaine (RCA). Le Cardinal a fait table rase sur les différentes préoccupations liées à la mort du Pape. Maria Kouamou a recueilli les propos.
Vision 4 : Bonjour son Eminence, lors de la visite du Pape François en 2015 en République centrafricaine, il a déclaré Bangui comme la ville spirituelle du monde entier, peut-on savoir ce que cela représente pour les chrétiens centrafricains ?
Cardinal Nzapalainga : bonjour monsieur le journaliste, Bangui capitale spirituelle est une intuition je peux dire, un esprit saint qui a inspiré le saint Père, Bangui n’était pas une capitale fréquentable, Bangui était considéré comme Sodome et Gomorrhe une ville répulsante. Le saint Père au nom de la miséricorde est venu ici en invitant tous les croyants et hommes à venir à Bangui se rapprocher de Dieu et il était en train de nous envoyer un message en disant « Dieu se penche sur ceux qui sont considérés comme les abandonnés et délaissés ». Bangui capitale spirituelle, le cœur aimant de Dieu se manifeste là et il s’est manifesté. Mais comme lui, représentant de miséricorde, vient seulement rendre témoignage de cette miséricorde et il a attiré l’attention de tous les hommes pour leur dire que tous ceux qui sont des abandonnés, voyez ce qui s’est passé. Tous les croyants qui ne sont pas ensemble, il est temps de nous mettre ensemble car c’est la fraternité universelle que Jésus Christ a inaugurée et il est allé vers les musulmans, pauvres etc… Ce message est bien fort « capitale spirituelle ». Nous en Centrafrique, avons la plateforme des confessions religieuses chrétiens, musulmans, protestantes nous discutons, collaborons et travaillons pour le respect et surtout pour la vie humaine.
Vision4 : Après le décès du Pape François, est ce que vous êtes éligible ? l’Afrique peut avoir l’espoir d’avoir un pape noir ?
Cardinal Nzapalainga : Nous Africains quand il y’a un décès, on pleure notre mort, on commence à parler d’héritage et par Beaucoup de chose parce qu’on est pris par l’émotion et voilà pourquoi je dis que nous allons convertir nos émotions en prière entre les mains du saint esprit afin que notre Dieu nous montre ce qui sera fait pour l’élection pour avoir un saint Père selon le cœur de Dieu, un pasteur universel.
TFC : le pape François 1er s’est intéressé à plusieurs foyers de tension sur le continent Africain, il s’est rendu en RDC et en Soudan, est-il un homme de paix ?
Cardinal Nzapalainga : il est un homme de paix. Rappelez-vous que les leaders soudanais étaient à Rome. Sans prévoir quoi que ce soit, il s’est mis à genoux pour embrasser leurs pieds et les inviter à la réconciliation et quelques années après il s’est rendu dans ce pays. Quelle humilité ? Quelle simplicité ? Pour les chrétiens Jésus Christ est considéré comme le maître mais il s’est fait tout petit pour laver les pieds de des disciples. Je crois que c’est un message fort qu’il envoie non selon en Afrique mais au monde entier.
TFC : son ouverture sur la question de l’homosexualité et son rejet sur l’avortement sont-ils des sujets qui continuent à faire débats dans des églises. Comment voyez-vous cela ?
Cardinal Nzapalainga : ce sont des sujets qui exprimaient une culture occidentale alors que nous avons notre culture en Afrique et qui conçoit et voit les choses autrement. Et bien les gens n’ont pas compris dans un premier temps mais nous avons exprimé notre point de vue et nous l’avons fait en synode qui veut dire marche ensemble. Le cardinal AMBONGO qui est chargé de la conférence des évêques d’Afrique et de Madagascar a envoyé une lettre à toute les conférences pour se retrouver et se prononcer. Il a fait la synthèse, ensuite il a présenté au saint Père et il a accepté pour regarder la spécificité de l’Afrique qui se dégage et qui se traduit de la respecter. Ce qui l’a poussé a explicité en disant : «je n’ai pas demandé le mariage, je demande plutôt la bénédiction » et nous on a pensé que dans la culture africaine nous n’allons pas engager cette procédure de bénédiction qui va péter la confusion.
TFC : je vous remercie son Eminence Cardinal Dieudonné Nzapalainga.
Cardinal Dieudonné Nzapalainga : merci à vous de votre patience.
Propos recueillis par Maria KOUAMOU

Bonjour Mr le Cardinal,
Dieudonné
Comment vas tu ? On sest connus a Halles.
Puis je avoir de tes nouvelles ? Ton livre est super.