Aujourd’hui dans le monde ainsi qu’en Centrafrique, la problématique de l’égalité du genre fait partie des sujets préoccupants au milieu gouvernemental, institutionnel voire organisationnel. Ceci, pour valoriser les efforts féminins et surtout défendre les droits dont les femmes sont bénéficiaires tout comme les hommes.

En effet, nul n’ignore que les multiples  conflits qui ont secoué le Centrafrique, la crise sanitaire provoquée par l’avènement de Coronavirus et autres facteurs ont accentués le phénomène de la violence sexuelle, celle basée sur le genre et l’inégalité dans les différents milieux administratifs, politiques et publics.

Ceci montre combien de fois, les défis sont énormes et nécessitent tant des engagements de toutes les entités comme l’indique Théodore Koinam, Directeur Général de la promotion du genre au ministère de la promotion du genre, de la protection de la femme, de la famille et de l’enfant : « Le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera a promulgué la loi sur la parité depuis 2016. Mais jusque-là, il est difficile que la parité soit honorée dans les différentes couches sociales. Alors, il est logique que des actions soient menées pour mettre en valeur des initiatives qui s’inscrivent dans ce sens ».

Cependant, la promotion du leadership féminin passe nécessairement par la scolarisation des jeunes filles qui sont appelées à porter le flambeau. Là encore, il y a des obstacles du moment où plusieurs pesanteurs sociaux empêchent ces filles à aller loin dans les études : « On doit mettre en place un mécanisme pour maintenir les filles le plus longtemps possible dans le cursus scolaire » a mentionné Théodore Koinam.

Ces initiatives visent à promouvoir la place des femmes dans les instances décisionnelles du pays mais aussi à leur autonomisation socio-économique. Si la femme est bien assise intellectuellement et financièrement, cela est très bénéfique pour le pays car en terme de statistiques, les femmes sont nombreuses plus que les hommes. D’où l’expression : Eduquer une fille, c’est éduquer une nation ».

C’est dans cet ordre d’idée que l’ONU-Femmes en Centrafrique et plusieurs autres organisations dont l’Union Européenne et l’Oxfam en partenariat avec le gouvernement organisent du 07 au 08 avril 2022 au Palais de la CEMAC à Bangui, un atelier de sensibilisation sur l’Observatoire de parité en RCA. L’objectif visé par ledit atelier est « de promouvoir l’égalité du genre et l’autonomisation de la femme dans le contexte du changement climatique et de la réduction des risques pour enfin aller vers la paix et le développement durable de la République centrafricaine ».

En outre, il est question de contribuer à la mise en application de la loi sur la parité, d’amener les autorités administratives et locales à faire de l’égalité des sexes leur cheval de batail, d’encourager les hommes engagés dans la promotion du genre en RCA, de renforcer les capacités des femmes pour leur participation aux élections communales municipales et sénatoriales.

Brice Ledoux Saramalet