Autrefois appelée “Bangui la coquette”, la capitale de la Centrafrique était connue comme une ville propre et bien organisée. Aujourd’hui, cette bonne image a beaucoup changé. Dans plusieurs quartiers de la ville et dans les zones périphériques, les déchets et les plastiques s’accumulent et sont visibles partout.
Du centre-ville aux abords de certains lieux publics comme le Stade 20 000 Places, en passant par les quartiers périphériques tels que Bimbo, les ordures sont parfois déposés en dehors des points de collecte, malgré l’existence de bacs à ordures installés par les services municipaux dans certaines lieux.
Cette situation pose une question centrale s’agit-il principalement d’un problème d’incivisme ou d’un déficit d’organisation et de gouvernance urbaine.
Les dispositifs de collecte et de gestion des ordures restent limités et inégalement répartis sur le territoire urbain. Dans certains quartiers, l’absence ou l’insuffisance de bacs à ordures oblige les habitants à recourir à des solutions informelles comme versé les ordures par terre
Cette fragilité structurelle est souvent citée par les habitants comme un facteur aggravant. Elle contribue à la multiplication des dépôts sauvages et rend difficile le maintien d’un cadre urbain propre.
Au-delà des limites, les pratiques quotidiennes des habitants sont également pointées du doigt. Dans plusieurs lieux, même lorsque des bacs sont disponibles, certains déchets continuent d’être jetés dans la rue ou dans les caniveaux.
Cette réalité met en évidence un problème de civisme dans la, lié à l’absence de discipline collective dans la gestion des espaces publics.
Le problème des déchets dans la ville n’est pas seulement une question d’image. Elle constitue également un enjeu sanitaire. Quand les déchets s’accumulent, ils attirent les moustiques et peuvent provoquer certaines maladies comme le paludisme et le choléra.
Dans une ville où l’assainissement est déjà un problème, cette situation rend la population encore plus exposée aux maladies et à d’autres difficultés.
Face à cette situation, la responsabilité revient à tout le monde. D’un côté, la mairie est critiquée pour le manque de bacs à ordures et l’irrégularité dans le ramassage des déchets. De l’autre, certains habitants manquent aussi de civisme en jetant les ordures dans la rue ou dans les caniveaux.
Certaines personnes pensent qu’il faut punir ceux qui jettent les ordures n’importe où pour réduire cette mauvaise pratique. D’autres préfèrent sensibiliser la population à travers les écoles, les médias et les quartiers pour encourager de bons comportements.
Au-delà des problèmes visibles aujourd’hui, l’insalubrité à Bangui montre un problème plus large de gestion de la ville et de comportement des habitants. Pour rendre la ville propre, il ne suffit pas d’avoir des infrastructures. Il faut aussi que tout le monde respecte les règles de vie en société et participe à garder la ville propre.
De Victoire Bégnama

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