La 4e édition du concours de plaidoirie, organisée par le Centre d’études juridiques africaines (CEJA), se déroule du 17 au 21 février dans plusieurs établissements de Bangui. Au lycée technique, quatre équipes se sont affrontées pour se qualifier à la phase suivante.

Ici, au lycée technique de Bangui, ce concours a opposé quatre équipes dans le cadre d’un procès fictif portant sur un même sujet : l’entretien de la ville. Face à un jury, chaque concurrent a défendu sa position selon la thématique qui lui était attribuée.

À l’issue d’un procès maîtrisé, le lycée Marie-Jeanne Caron s’est imposé avec 88 points sur 120 contre 60 sur 120 pour le CES d’Amitié Chine. Avila Ouoko, élève en classe de 1re C au lycée Caron et membre de l’équipe gagnante, n’a pas caché sa satisfaction.

« C’était sur l’insalubrité. On a soutenu la partie du gouvernement et la mairie et on a émis les faits et les systèmes que la mairie a mis en place pour mettre la propriété dans notre République, la République de Yayou. Si ! Nous avons gagné et que nous nous préparons encore plus pour revenir demain et faire de notre mieux, oui, je suis très contente. »

Selon les organisateurs, l’objectif de ce concours est de sensibiliser les lycéens à la problématique des droits de l’homme. Bernard Dénéréaz, procureur à Lausanne, en Suisse, et membre du jury, a salué le niveau de présentation des élèves. « Les deux équipes qui ont gagné font preuve d’un excellent niveau, une en particulier mais je ne la citerai pas parce qu’il faut que les chances soient égales pour le concours qui se poursuit demain. Mais il y a un très très bon niveau, des arguments qui sont développés qui sont très intéressants, de l’inventivité, de l’improvisation, de la vigueur dans la défense des arguments, donc c’est ce qu’on attend, donc c’est parfait. » A-t-il affirmé.

Ce concours de plaidoirie est organisé chaque année sur le sujet des droits de l’homme. Il s’agit de la 4e édition qui vise à sensibiliser les lycéens de la capitale à la défense des droits de l’homme, afin que cela soient respectés et revendiqués.

Depuis sa création, cet événement se tient toujours à Bangui. Toutefois, les organisateurs ambitionnent de l’étendre dans les autres villes des provinces du pays. « On aimerait évidemment pouvoir étendre le concours à l’entier du pays, mais là il y a des questions de logistique qui sont un peu plus compliquées. » A ajouté Bernard Dénéréaz.

Notons que ce concours se tient alors que le gouvernement a lancé la Semaine culturelle. Par ailleurs, le même jour, le lycée technique a disqualifié Ben Rachid. La finale est prévue le 21 février prochain à la Cour pénale spéciale.

Déus Gracias Tchémanguéré