Le Fonds Mondial pour les survivant.es (Global Survivors Fund – GSF), la Fondation Dr Denis Mukwege et ses partenaires, le Comité Interafricain pour les Femmes de Centrafrique (CIAF) et Women Act for Living Together (WALT) ont présenté les avancées des résultats clés et des perspectives du projet Mesures réparatrices intérimaires des survivant.es des violences sexuelles liées aux conflits (MRI) à Dékoa en République Centrafricaine en lien avec la clôture afin d’assurer une compréhension partagée et cohérente entre les autorités, partenaires et les professionnels de médias.
L’objectif de ce projet en consortium, vise à répondre aux différents préjudices subis par les survivantes à la suite des VSLC en mettant en œuvre des actions de (MRI) individuelles et collectives des survivant.es de violences sexuelles liées aux conflits (VSLC) entre autres, médicale, psychologique, administrative, financière, socio-économique, collectives et un engagement communautaire.
Toutefois le rapport d’activités de la phase 2 dudit projet pilote de MRI à Dékoa, note une perspicacité des survivant.es dans la co-création des MRI cohérentes qui engendre une transformation pour ces survivant.es.
Corine Wouabeng, Coordonnatrice projet Global Survivor Fund GSF en RCA: « Aujourd’hui, nous voulons informer la Centrafrique que GSF, en collaboration avec ses partenaires, la fondation Dr. Denis Mukwege, CIAF Centrafrique, WALT, Women Act for Living Together, ont mis en œuvre un projet de réparation adéquate dans la préfecture de la Kémo.
Et donc, depuis janvier 2025, nous avons mis en œuvre la deuxième phase qui est consacrée à la mise en œuvre des mesures réparatrices intérimaires avec les survivantes, 267 survivantes de violences sexuelles liées au conflit adéquat, dont 17 hommes. »
« Ce projet de réparation est centrée sur les besoins des survivantes, c’est un projet qui produit de l’impact. Un projet de réparation répond forcément à la dynamique que le gouvernement centrafricain veut impulser dans la construction de la paix, la réconciliation. Donc la réparation, c’est une réponse ou bien un aspect de la question qui faille absolument mettre au-dessus de la table. » A précisée Corine Wouabeng, Coordonnatrice GSF
Selon la Coordonnatrice GSF les leçons apprises sont partagées avec l’État y compris la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJRR), afin de soutenir l’adoption de mécanismes de réparation intégrale et centrée sur les survivant.es.
Rappelant que, ce projet est supervisé par un Comité de pilotage qui donne les orientations stratégiques principales. Il établit notamment les critères d’identification des survivantes et en valide la liste, de manière anonyme. Il est composé à 70% des survivant es dont 5 survivant.es de Dékoa, 6 survivant es membres du mouvement des survivant.es de Centrafrique (MOSUCA) et du Collectif national des associations des victimes de Centrafrique (CNAV-CA).
Cette institution financière d’Appui à la fondation Dr Denis Mukwege a d’ores déjà éprouvé plusieurs projets en quelques années en RCA.
À noter d’après l’appréciation du partenaire technique et financier, les organisations non gouvernementales nationale sont aujourd’hui capable de mettre en œuvre un projet de réparation centré sur les survivant.es qui aura plus d’impact, de faire avancer le droit de réparer. Assimby Komodou
Centrafrique : 277 survivantes de VSLC à Dékoa ont droit à la réparation

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