La Minusca en partenariat avec l’Etat-Major des Armées sous la commande du Général de Corps d’Armée Zéphirin Mamadou, a organisé une session de formation de quatre jours sur le Code de Protection de l’Enfant en faveur de plus de 300 éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) repartis en vague de 75 soldats par jour au stade complexe sportif 20000 places à Bangui.
Ceci en présence de Maurice Bandayassi, Rombiré Bakieka tous de la division des droits de l’homme à la Minusca, de madame Armelle Pana, assistante administrative, du Lieutenant Simplice Zanzi 1er Rédacteur au Bureau Formation-Entrainement et des Sports à l’EMA, des officiers, sous-officiers et militaires de rang des différents bataillons constituant les FACA.
L’objectif de cette session de quatre jours qui a pris fin ce vendredi 22 décembre en présence du lieutenant-Colonel Bernard Mboua-Benoua représentant le Chef d’Etat-Major des Armées, est de sensibiliser et de rappeler aux militaires centrafricains, les notions sur les droits fondamentaux de l’enfant et le rôle que doivent jouer les FACA dans la protection des enfants, les droits de l’homme dans les opérations militaires et les six violations graves des droits de l’enfant.
Qu’est-ce qu’un enfant?
Un enfant est une personne âgée de moins de 18 ans quel que soit son sexe où il est fait interdiction formelle de les recruter ou de les utiliser à certaines fins comme: la tenue des barrières, l’exécution des courses ou bien de toutes autres activités qui constituent à la violation grave des droits de l’enfant interdite et pénalisée par la loi nº 20.016 du 16 juin 2020 portant Code de Protection de l’Enfant.
Selon Bérenger Ngakolaondji, officier de protection de l’enfant, un des intervenants :« la Minusca a planifié une série de formations au profit des éléments des FACA et a saisi à cet effet l’Etat-Major des Armées qui a accepté de mettre à notre disposition 300 soldats pour la formation sur le Code de Protection de l’Enfant, le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire.
Car, comme disent les pédagogues, la répétition est l’âme de l’enseignement. Il est toujours bien de revenir sur ce que ces derniers savent déjà pour leur travail au cours des opérations militaires qu’ils mènent.
« L’organisation d’une telle formation requiert la réunion de plusieurs éléments, des moyens et donc pour ça, nous avons obtenu de la MINUSCA un financement qui nous a permis de former ce nombre-là. Je tiens à préciser que ces mêmes formations seront organisées dans le secteur au profit bien évidemment des FACA qui sont en missions commandées dans les arrière-pays », a noté Bérenger Ngakolaondji.
« Je jette des fleurs à ces militaires qui ont été très participatifs en apportant leurs contributions qui ont fait que les échanges aient été vraiment très fructueux. Nous apprécions le fait que le résultat, les indicateurs sur le terrain démontrent que les FACA font beaucoup d’efforts surtout dans le cadre du respect des droits de l’enfant et des droits de l’homme ainsi que du droit international humanitaire. Et il est donc du devoir de la Minusca de les soutenir, les appuyer pour qu’ils puissent mettre en application les acquis obtenus au cours de ces échanges » a-t-il martelé.
Quant à la sous-lieutenante Carine-Flora Goze: «nous avons beaucoup appris durant cette formation de quatre jours. Alors étant une personne en uniforme, je tâcherai de mettre en pratique tout ce dont nous avons reçu comme connaissances. En commençant d’abord à sensibiliser dans ma famille, mon quartier y compris mes compagnons d’armes».
Rappelons qu’à côté des principes directeurs du Code de la Protection de l’Enfant, il y a également certaines obligations que les militaires doivent respecter dans l’exercice de leurs fonctions que sont:
Pendant les opérations, s’assurer que les actions militaires ne ciblent pas les civils et accorder la sécurité y compris la protection des civils particulièrement aux femmes et aux enfants ;
Signaler tous les incidents de violation des droits de l’enfant et collaborer avec les organisations humanitaires ;
S’abstenir d’occuper ou de s’introduire dans l’enceinte d’une école ou d’un hôpital et s’assurer que les lieux où les enfants ont accès aux services soient bien protégés ;
Faciliter l’accès des humanitaires à la population civile constituée en majorité des enfants et respecter les sièges et le personnel humanitaire.
La résolution 2709 adoptée par le conseil de sécurité le 15 novembre 2023 stipule que:« il faut accorder une attention particulière à la protection, à la libération et à la réintégration de tous les enfants associés à des forces et groupes armés».
Adjudant-chef Alexis Ngbodo

Commentaires récents