En République centrafricaine, l’accès à l’eau potable a connu une amélioration notable au cours des dix dernières années. Selon le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, le taux d’accès à l’eau potable est passé de 27 % en 2016 à 47 % en 2025, correspondant à fourniture d’eau potable à plus de 1.500.000 personnes.
Le chef de l’État a fait cette déclaration lors de son discours sur l’état de la Nation. Selon lui, cette avancée est le résultat d’une politique de long terme en matière d’accès à l’eau potable, engagée depuis 2016. Celle-ci a notamment porté sur la réhabilitation du système d’alimentation en eau potable de la SODECA à Bangui, ainsi que dans quatre centres secondaires : Bambari, Bouar, Berbérati et Bozoum.
À ce jour, selon les données du gouvernement, 3 917 forages ont été construits, 3 158 réhabilités, 70 systèmes solaires installés, 325 bornes fontaines et 526 latrines construites, tandis que 9 000 dispositifs de lavage des mains ont été distribués.
Par ailleurs, de nouvelles stations de pompage ont été construites sur le fleuve Oubangui, pour une capacité totale de 2 500 m³ par heure. Ces réalisations ont permis d’augmenter la capacité de production de la SODECA (Société de distribution d’eau en Centrafrique), passée de 1 500 m³/h en 2016 à 2 250 m³/h, grâce notamment à l’installation d’une unité compacte de traitement de 750 m³/h, au remplacement de 17 kilomètres de conduites en amiante-ciment et au dédoublement de la conduite de refoulement d’eau brute depuis la station de pompage de l’Oubangui.
Ces travaux ont également permis la réalisation de plus de 6 100 nouveaux branchements sociaux à Bangui, a affirmé le chef de l’État.
En milieu rural, le gouvernement a procédé à la réalisation de plus de 3 500 nouveaux forages équipés de pompes à motricité humaine, à la réhabilitation de 2 847 forages, à la construction de 63 systèmes d’alimentation en eau potable à énergie solaire, ainsi qu’à l’installation de 325 bornes fontaines dans les localités de plus de 2 000 habitants et les zones semi-urbaines.
« Les résultats parlent d’eux-mêmes : l’accès à l’eau potable est passé de 27 % en 2016 à 47 % en 2025, correspondant à la fourniture d’eau potable à plus de 1 500 000 personnes. L’accès à l’assainissement est quant à lui passé de 11 % en 2016 à 19 % en 2025 », a déclaré le chef de l’État.
Pour ces résultats jugés remarquables, le président Touadéra a félicité les partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque mondiale, l’UNICEF, le PNUD et le CICR, qui ont contribué à ces avancées.
Pour les années à venir, il envisage le renforcement des capacités des structures nationales, notamment par la dotation d’ateliers de forage, afin de porter le taux d’accès à l’eau potable à 60 % d’ici 2030. Cet objectif pourrait être atteint grâce au projet PREDIRE, financé à hauteur de 72 milliards 50 millions de FCFA.
Malgré ces progrès, le président Touadéra reconnaît que d’importants défis restent, en particulier dans les zones rurales et certaines localités enclavées où l’accès à l’eau potable demeure encore limité.
Deus Gracias Tchémanguéré

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