Des allégations sur un soit disant ultimatum lancé par des Etats-Unis de faire partir les russes aux sujets d’actualité, le porte-parole de la présidence de la République Albert Yaloké-Mokpèm s’est entretenu mercredi dernier avec la presse.

Les sujets qui ont fait l’objet de cette rencontre avec les professionnels de médias sont les conditions émises par l’opposition par rapport à sa participation aux élections locales, la question des multiples grèves des enseignants exigeant du gouvernement l’intégration en masse et l’harmonisation de leurs salaires et aussi la rumeur de la présence de la CPC au village Liton à 22 km de Bangui axe Damara.  

Pour le porte-parole de la Présidence, ces échéances électorales permettent à chaque parti politique de mesurer son poids électoral : « Quand on est dans l’opposition, l’on n’est appelé un jour à être au pouvoir et l’on ne doit empêcher celui qui est élu à exercer parce qu’un jour on est appelé à diriger aussi ».

Par rapport aux multiples grèves des enseignants du fondamental 1 et 2, il a précisé que l’Etat centrafricain a des problèmes malgré tout, le salaire des fonctionnaires continue d’être versé. Il exhorte les centrafricains d’avoir l’amour de la patrie centrafricaine et à adhérer à l’idéologie du chef de l’Etat Faustin-Archange Touadera qui fait des sacrifices pour hisser haut le drapeau de ce pays.

La semaine dernière, des rumeurs circulent comme quoi, des éléments de la CPC seraient au Pk 22 plus précisément au village Liton à la route numéro deux. Une trentaine de militaire centrafricain a été déployé sur les lieux. Au dernier nouvel, il s’agit selon Albert Yaloké-Mokpèm, des éleveurs peulhs en transhumance et non des rebelles de la CPC.

Les porte-parole de la Présidence réplique aux publications faisant état d’un ultimatum américain à la Centrafrique pour se débarrasser des russes. Il dément formellement les informations selon lesquelles les États-Unis auraient exigé le départ des instructeurs Russes de la RCA.

L’information a été publiée d’abord par journal français et relayée dans plusieurs groupes WhatsApp et qui a suscité des vives réactions au sein de la classe politique centrafricaine.

Dans son intervention, Albert Yaloké-Mokpèm a rassuré l’opinion publique que la RCA est d’abord un Etat souverain qu’il n’a pas besoin de recevoir des consignes d’un autre Etat pour son épanouissement.

Suite à ces allégations qualifiées de mensongères, la représente des Etats-Unis a été reçue mardi dernier par le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadera, qui à la sortie de ce tête-à-tête Patricia MAHONEY l’Ambassadrice a accordé une interview à la presse nationale. Selon elle, son pays n’a jamais sommé les autorités centrafricaines de faire déguerpir des instructeurs russes du sol centrafricain : « Les Etats-Unis et la RCA cultivent depuis la nuit des temps des partenariats gagnant-gagnant dans le strict respect de la souveraineté de ces deux états ».

A en croire Albert Yaloké-Mokpèm, cette information a été beaucoup plus publiée par des médias occidentaux et une délégation américaine sera à Bangui dans les jours à venir pour mettre au claire cette affaire.

Christian-Stève SINGA