Le secrétaire général de la Zone de libre-échange continental africain (ZLECAf), Wamkele Mene, et le ministre centrafricain du Commerce et de l’Industrie, Thierry Patrick Akoloza, ont animé un forum le mercredi 25 février 2026 à Bangui.
Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs, notamment des entrepreneurs du secteur privé, des jeunes porteurs de projets ainsi que des femmes entrepreneures.
L’objectif de ce forum était d’échanger avec les acteurs économiques afin de recueillir leurs difficultés, leurs préoccupations ainsi que leurs perspectives, dans le but de trouver des solutions susceptibles de dynamiser l’économie nationale et de favoriser leur participation aux opportunités offertes par la ZLECAf.
Dans son intervention, le ministre du Commerce, Thierry Patrick Akoloza, a présenté les acquis de la politique commerciale du gouvernement, tout en évoquant les défis et contraintes auxquels la République centrafricaine est confrontée.
« La ZLECAf constitue le plus grand espace de libre-échange au monde, avec environ 1,3 milliard de consommateurs, et une prévision de 2,5 milliards d’ici à 2050. Cela offre à la République centrafricaine d’importantes opportunités d’ouverture pour la promotion de la coopération économique. Elle permet de créer un marché unique et libéralisé, afin d’approfondir l’intégration économique et de faciliter les investissements pour promouvoir le développement industriel à travers la diversification et le développement des chaînes de valeur régionales », a-t-il déclaré.
Poursuivant son propos, le membre du gouvernement a souligné que la ZLECAf représente également plusieurs opportunités pour le pays, notamment l’élargissement des débouchés pour les entreprises nationales, l’implication des jeunes dans les activités commerciales liées à cet espace économique, l’amélioration des conditions et l’autonomisation des femmes, ainsi que la réduction des inégalités liées au genre.
Selon lui, cet accord favorise également le transfert et la diffusion des technologies grâce aux exportations et à la concurrence internationale.
Cependant, le ministre a également évoqué plusieurs défis structurels qui pourraient freiner la pleine exploitation des avantages de la ZLECAf par la République centrafricaine.
« Les principaux défis sont marqués par la fluctuation et la fragilité de la croissance économique, l’absence de diversification de l’économie et la vulnérabilité face aux chocs extérieurs. À cela s’ajoutent des défis institutionnels, notamment l’inefficacité dans la rationalisation des institutions chargées de la mise en œuvre de cet accord, ainsi que l’insuffisance de mutualisation des ressources et le manque de renforcement des capacités techniques et financières », a-t-il expliqué.
Au niveau commercial, Thierry Patrick Akoloza a également évoqué la persistance de coûts commerciaux élevés, les coûts du transport international, les droits de douane ainsi que certaines barrières non tarifaires. Il a aussi insisté sur la nécessité d’intégrer les lignes tarifaires dans les lois de finances afin de rendre effective la mise en œuvre de la ZLECAf en République centrafricaine.
Il convient de rappeler que l’accord instituant la Zone de libre-échange continentale africaine a été signé le 21 mars 2018 à Kigali, au Rwanda, par 44 pays africains. Ce projet intégrateur vise à créer un marché unique pour les marchandises et les services, à faciliter la libre circulation des personnes et des biens et à approfondir l’intégration économique du continent africain, conformément à la vision panafricaine d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique.
La visite du secrétaire général de la ZLECAf à Bangui s’inscrit dans le cadre de ce forum destiné à recueillir les contraintes et les défis rencontrés par les acteurs du secteur public et privé, afin de renforcer leur participation à cet espace commercial et de contribuer à la relance de l’économie nationale. Freddy Ulrich Tanga

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