La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat de Centrafrique (CCIMA) entre dans une nouvelle ère. À l’issue de l’Assemblée générale élective organisée le dimanche 24 mai 2026 à Bangui, les électeurs ont porté leur choix sur Roger Seretoungou pour présider la Chambre de commerce, mettant ainsi fin à dix-sept années sans renouvellement du bureau dirigeant.
Président-directeur général de l’entreprise Dauphin Royal, Roger Seretoungou a largement remporté le scrutin avec 28 voix contre 8 pour son adversaire, Ibrahim Fakhouri. Une victoire nette qui traduit, selon plusieurs observateurs économiques, la volonté des opérateurs économiques de voir émerger une nouvelle dynamique à la tête de cette institution stratégique pour le développement économique du pays.
Cette élection est perçue comme un tournant majeur dans l’histoire de la CCIMA. Pendant près de deux décennies, l’absence de renouvellement du bureau dirigeant avait suscité de nombreuses interrogations et critiques au sein du monde entrepreneurial centrafricain. Plusieurs acteurs économiques réclamaient depuis des années une réforme profonde de l’institution afin qu’elle puisse mieux répondre aux attentes des entreprises locales confrontées à d’importants défis économiques et structurels.
Dans un contexte marqué par la relance économique, la nécessité de créer des emplois et le besoin d’attirer davantage d’investissements, le nouveau président est attendu sur plusieurs fronts. Les opérateurs économiques espèrent notamment une amélioration du climat des affaires, un accompagnement plus efficace des petites et moyennes entreprises ainsi qu’un renforcement du dialogue entre le secteur privé et les autorités publiques.
Pour de nombreux entrepreneurs, l’arrivée de Roger Seretoungou symbolise l’espoir d’une Chambre de commerce plus proche des réalités économiques du pays. Certains estiment également que son expérience dans le monde des affaires pourrait contribuer à moderniser le fonctionnement de l’institution et à renforcer son rôle dans la défense des intérêts du secteur privé centrafricain.
« Mon élection à la tête de la CCIMA est une marque de confiance. Maintenant, il va falloir nous réunir avec les autres membres du bureau afin d’identifier ce qui ne fonctionne pas, analyser les défis auxquels fait face la Chambre de commerce et ensuite renforcer la formation des entrepreneurs », a affirmé Roger Seretoungou après son élection.
Avec cette nouvelle équipe dirigeante, les attentes sont désormais immenses. Entre défis économiques, besoin de réformes et ambitions de relance, Roger Seretoungou hérite d’une mission délicate mais déterminante pour l’avenir du secteur privé en République centrafricaine.
Charlemagne Nzembe

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