Célébrée le 10 décembre de chaque année, la journée internationale des droits de l’homme est commémorée partout dans le monde. En Centrafrique, la célébration a été effective autour d’un débat entre les acteurs de la justice, les enseignants en droits de l’université de Bangui et les étudiants. Une initiative du ministère de la justice en collaboration avec la Minusca. 

 La date a été choisie pour honorer l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies et de la proclamation le 10 décembre de la déclaration universelle des droits de l’homme. La création officielle de cette journée remonte à la 317e séance plénière de l’Assemblée générale le 4 décembre 1950, lorsque l’Assemblée générale a déclaré la résolution 423(V), en invitant tous les Etats membres et toutes autres organisations intéressées à célébrer cette journée.

« Respect, liberté et justice pour tous », est le thème retenu pour la célébration des 74 ans de la déclaration universelle des droits de l’homme en Centrafrique. A cet effet, le ministère a organisé un échange sur un état de lieu des DIDH en Centrafrique entre quelques juges, les enseignants en droits et les étudiants juristes à Bangui. 

Entre-temps, le pays présente un tableau sombre quant au respect des articles contenus dans la déclaration universelle des droits de l’homme. Dans un passé récent, le pays était le théâtre de toutes sortes de violence. Des civils ont été pris pour cible, le personnel soignant a été attaqué et même les humanitaires ont été touchés dans l’exercice de leur fonction.

Mais présentement, des efforts sont en train d’être faits pour rétablir la justice dans les faits. Ceci à travers la comparution de certains seigneurs de guerre en Centrafrique qui ont été jugés récemment par la cour pénale spéciale et la cour criminelle. Le ministre d’Etat à la justice avec l’appui de ses partenaires entend faire de la justice un moyen de réparation des blessures du peuple centrafricain à travers la CVJRR et d’autres organisations de justice.

Belvia Espérance Refeïbona