L’hépatite E constitue un problème de santé publique dans le monde, et surtout dans de nombreux pays en développement, avec des conséquences significatives sur la santé humaine.
Pour mieux comprendre la dynamique de cette maladie zoonotique en République Centrafricaine (RCA), une étude a été menée à Bangui, la capitale, afin d’identifier le potentiel réservoir animal du virus de l’hépatite E (VHE), responsable de la maladie.
Sous la direction du Professeur Narcisse Patrice KOMAS et avec la contribution du Centre Pasteur du Cameroun, Mme Marina Prisca Yazenguet-Nombot a mené une étude qui a spécifiquement ciblé les porcs et les chèvres d’élevage en milieu urbain.
La présence du VHE chez les porcs, contrairement aux chèvres, suggère que les porcs seraient l’un des réservoirs de ce virus à Bangui, RCA, avec le génotype 3 de VHE comme souche principale.
De plus, la corrélation entre la souche détectée chez les porcs et celle trouvée chez un enfant infecté dans une étude antérieure (N’Yetobouko Tabounie et al., 2020) renforce le potentiel de transmission zoonotique du virus.
Ces résultats constituent une base scientifique pour la nécessité d’étendre les recherches à d’autres animaux, tels que les volailles et les chats, pour une compréhension plus complète de la transmission du VHE.
À l’heure actuelle, la reconnaissance du porc comme principal réservoir du VHE à Bangui a des implications importantes pour les stratégies de contrôle et de prévention de cette maladie en zone urbaine.
Une surveillance continue et des mesures de biosécurité efficaces dans les élevages porcins sont essentielles pour réduire le risque de transmission du virus à l’homme.
Cela souligne l’importance pour la population centrafricaine de prendre des précautions supplémentaires lors de leurs interactions avec les porcs, afin de réduire le risque de transmission du virus de l’hépatite E.
Institut Pasteur de Bangui

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