Malgré qu’ils exploitent le sol centrafricain, les sociétés chinoises recrutent peu de Centrafricains et préfèrent plutôt les étrangers. C’est pourquoi le ministre des Mines et de la Géologie Rufin Benam Beltoungou a  échangé avec les responsables de ces sociétés ce lundi 25 Mars 2024 à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale à Bangui  afin d’améliorer les  conditions des recrutements des employés dans leurs sociétés.

Suite au constat fait par le ministre des Mines et de la géologie Rufin Benam Beltoungou, les sociétés chinoises en Centrafrique recrutent que les chinois et laissent de côté les centrafricains. C’est pourquoi il interpelle les responsables de ces sociétés à respecter la loi et la législation de travail prévoit et même le code minier l’a réaffirmé.

Pourtant plusieurs centrafricains n’ont pas d’emploi et cherchent à trouver quelques choses à faire afin de pourvoir à leurs besoins et aussi pour le développement de leurs pays.

Rubin Benam Beltoungou ministre des Mines et de la géologie explique que : «Et donc, cette rencontre  n’est qu’une première. Nous leur avons parlé du respect de la loi et aussi nous avons tiré leur attention sur la question de l’emploi des centrafricains. Voyez-vous notre législation de travail prévoit et même le code minier a réaffirmé que le recrutement des centrafricains est en priorité lorsque les compétences sont égales entre centrafricains et expatriés. Force est de constater qu’au sein de ces structures, vous retrouver plus de chinois et autres étrangers et donc nous avons voulu inscrire cette réunion dans une interaction comme c’était une première, les gens n’ont pas voulu intervenir mais le message que nous avons était passé et nous osons espérer que les choses vont rentrer dans l’ordre désormais ».

Pour le ministre, Ils ont constaté que la majorité des entreprises, des sociétés qui existent en Centrafrique sont constituées des sociétés chinoises et qui exploitent particulièrement l’or. C’est pourquoi cette réunion vise à leur rappeler les obligations qui sont les leurs, les obligations fiscales, sociétales, environnementales.

Selon le ministre, ce constat est fait et il en avait parlé aux hautes autorités et l’instruction lui a été donnée, dans un premier temps  de rencontrer ces sociétés et de leur parler, ensuite les écouter avant de pouvoir prendre des mesures que la loi a prévues. 

Dorcas Bangui Yabanga