Dans une vidéo de quatre minutes, l’opposant Henri-Marie Dondra, candidat malheureux à la présidentielle du 28 décembre 2026, a annoncé avoir renoncé à son recours devant le Conseil Constitutionnel. Cette déclaration inattendue intervient cinq jours avant la décision de l’institution sur la réélection du président Faustin-Archange Touadéra, déclaré vainqueur avec 76,15 % des voix par l’Autorité Nationale des Élections (ANE).
Ancien haut cadre du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), ancien ministre des Finances durant cinq ans et ancien Premier ministre sous le président Touadéra, le député du 1er arrondissement avait démissionné pour créer son propre parti, UNIR, avant de se présenter contre le chef de l’État lors de la présidentielle du 28 décembre 2025.
Au lendemain du scrutin, Dr. Dondra avait dénoncé des irrégularités et demandé un recomptage des voix. Mais il vient d’opérer un rétropédalage en renonçant à son recours, déclarant solennellement qu’il prendra acte de la décision du Conseil Constitutionnel.
Le candidat justifie sa position par la volonté de préserver un climat de paix et de sérénité politique, afin de favoriser le dialogue entre les fils du pays. « Un recours aurait encore cristallisé l’opinion nationale. Légalistes, nous prendrons acte de la décision qui sera prise par le Conseil Constitutionnel », a-t-il affirmé.
Henri-Marie Dondra invite les militants de son parti et la population à « refuser la colère, la violence et la division, en choisissant la voie difficile mais noble du dialogue, de l’écoute, du respect mutuel, de la solidarité et surtout du rassemblement pour reconstruire un pays que nous avons en commun ».
Toutefois, il exhorte le futur président à s’attaquer aux défis du pays : rendre effective la décentralisation à travers les élections municipales, répondre aux besoins des populations rurales en matière d’infrastructures, et rassembler ses compatriotes dans la sincérité. Il l’appelle à ne pas céder à la flatterie, aux vengeances, à la division, à la délation et à la diffamation, qui fragilisent le tissu social et nourrissent les tensions. À l’inverse, il encourage la mise en place de mécanismes de dialogue inclusif avec toutes les sensibilités politiques, dans un processus pacifique et constructif, et à garantir l’exercice des droits fondamentaux des citoyens.
« Choisissons la paix des braves plutôt que la victoire d’un camp, afin de rompre la chaîne de la haine et de la violence, et d’ouvrir la voie à un avenir plus juste. C’est désormais au prochain président qu’il revient de rassembler. Connaissant la solitude d’un chef d’État, je suggère au futur président de la République d’aller au-delà de son cercle de confort amical ou familial pour mieux rassembler ses compatriotes », a-t-il ajouté.
Une prise de position qui apaise
Même si certains opposants radicaux s’empressent de lancer des critiques stériles, la sortie médiatique de Dondra apparaît comme un acte d’apaisement du climat politique et de dépassement des intérêts égoïstes.
Cette déclaration enterre définitivement les opposants dits radicaux, regroupés au sein du BRDC, qui avaient boycotté les élections. Parmi eux, Anicet Georges Dologuélé, arrivé deuxième et autoproclamé vainqueur des précédentes élections, semble désormais relégué au rang de retraité politique.
L’avenir politique du pays se dessine autour du rassemblement porté par la vision du président Faustin-Archange Touadéra, pour un développement réel de la République centrafricaine, longtemps maintenue dans l’abîme par les forces occultes, partisanes du désordre.
Jean Ngbandi

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