Un atelier d’un jour regroupant des acteurs multisectoriels ce vendredi 16 juin dans la salle de l’AGEPTIF-CAF à Bangui. Une initiative de FAO-RCA en partenariat avec le ministère de l’élevage et de la santé animale qui vise à trouver des voies et moyens pour une consommation seine des aliments par la population centrafricaine.
L’objet de cette rencontre entre des spécialistes de la santé humaine, animale, de l’environnement et la mairie de Bangui est d’échanger sur les mécanismes de la production des aliments en RCA.
Selon un rapport de FAO, près de 600 millions de personnes tombent malades chaque année après avoir consommées des aliments contaminés.
Toujours selon ce rapport cette situation est à l’origine du décès de plus de 33 millions de personnes chaque année dans le monde. Il est important de trouver un cadre qui regroupe des spécialistes de différents secteurs d’activités afin de trouver des palliatifs à ces multiples cas de décès.
Pour des pays à faible tôt de revenu comme la RCA, ce mécanisme parait nécessaire pour réduire les risques des décès de la population liés à la consommation des produits avariés qui aujourd’hui inondent les marchés de Bangui et surtout avec un prix très faible.
A en croire les responsables de cette organisation internationale, les aliments insalubres représentent et constituent un manque à gagner d’environ 110 milliards de dollars par an. Pour des pays à revenu faible et intermédiaire dû à une faible productivité des aliments.
Célestine Bembité experte nationale chargée de l’élevage à la FAO en RCA revient sur cet atelier: « Nous sommes aujourd’hui réuni dans cette salle pour échanger et partager des connaissances sur ce qu’on appelle la sécurité alimentaire et quand est-ce qu’un aliment n’est pas utile et devient un danger pour la santé de l’homme. »
Une occasion pour les participants de sensibiliser la population à leur tour sur le concept de la sécurité alimentaire permettant à celle-ci de s’approprier de ce concept pour son bien être.
La FAO-RCA qui prend à bras le corps cette situation a fait venir un expert dans ce domaine afin d’outiller certaines organisations comme « One Health » sur le contrôle de qualité et sanitaire de la chaîne des valeurs des denrées alimentaires.
Malgré sa potentialité, la population centrafricaine continue à vivre des produits exportés.
Christian Steve SINGA

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