C’était le lundi 23 mai 2022 que le personnel de l’Agence Centrafricaine de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE) a débuté un pré-atelier sur la problématique de l’implantation du titre professionnel à Bangui. Les travaux prendront fin le 27 mai prochain. Ensuite s’en suivra un atelier en juin 2022 pour décider des documents ou procédures administratives pour les certificats de fin de formation.

Pour régulariser l’anarchie qui règne dans le secteur professionnel en Centrafrique et plus particulièrement à Bangui en ce qui concerne la délivrance des certificats professionnels de fin de formation, le ministère du travail à travers son organe de régulation l’ACFPE cherche à recadrer les choses. C’est ainsi que le personnel de ladite structure enclenche le processus de l’implémentation du titre professionnel pour jeter les jalons.

Aimé Moussa Mbombo, directeur de l’ACFPE explique : « La formation professionnelle est du domaine qui relève de la compétence du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle. Nous avons des établissements professionnels publics et privés, mais chaque établissement délivre des diplômes ou des certificats de fin de formation sans contrôle du  gouvernement. Et donc, l’objectif de ce pré-atelier  est de réfléchir sur toutes les formations qui sont organisées dans les centres de formation publics et privés».

« Il est maintenant question que tous les diplômes ou certificats qui sont délivrés dans ces centres de formation professionnelle puissent être délivrés par le ministère en charge de l’emploi et de la formation professionnelle », a-t-il aussi précisé.

Quant à Madame Michelle Mwanga, ministre du travail, de la formation professionnelle et de l’emploi, qui a présidé cette session, « l’activité que nous démarrons aujourd’hui permet tout d’abord de mettre un cadre par rapport à la certification et le titre professionnel et aussi de renforcer l’autorité de l’État. Parce qu’il y a des centres de formation professionnelle et même des sociétés qui délivrent à toute voie des diplômes, alors que ce n’est pas légal. C’est pour cela que l’État veut prendre sa responsabilité pour recadrer et mettre de l’ordre. C’est dans un souci de rigueur que nous sommes en train de lancer ce processus », a expliqué la ministre.

Toutefois, elle n’a pas manqué de rappeler les bénéfices dudit titre professionnel vis à vis de la population : « Pour la population c’est une très bonne chose, car nous allons mettre en place le système de la Validation des  Acquis d’Expériences (VAE). Il y a de personnes qui travaillent et maîtrisent leurs domaines de compétences mais qui n’ont aucune qualification, aucun diplôme, aucun certificat qui leur permet de travailler ailleurs. Le titre professionnel sera pour eux d’un bénéfice considérable ».

Notons par ailleurs que les travaux du pré-atelier seront suivis d’un atelier en juin pour décider du titre professionnel.

Belvia Esperance Refeibona