La plate-forme des organisations de la société civile pour la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement GDRNE organise du 9 au 11 octobre à Bangui, un atelier d’analyse du projet de la loi portant code forestier centrafricain, élaboré par le cabinet d’étude SOFRECO et pré-validé par le comité technique.
La République Centrafricaine (RCA) dispose d’une superficie de 3.78.777 ha de forêt repartie en deux blocs, dont 2.608.700 ha de forêt destinées à la production dans le massif forestier du Sud-Ouest et 1.600.000 ha du massif forestier du Sud est réservé à la conservation. Depuis les années 1990, la RCA a initié des réformes en vue d’assurer une gestion durable de ses forêts et d’améliorer la contribution du secteur forestier à l’économie nationale. En 2008, elle a promulgué la loi n° 008.022 du 17 Octobre 2008 portant code forestier qui a pour vocation de concilier l’exploitation des produits forestiers avec les exigences de la conservation du patrimoine forestier et de diversité biologique en vue d’un développement durable, assurer la conservation et la protection des formations végétales afin de permettre leur régénération et garantir la gestion durable des écosystème forestiers. Après 14 ans d’exécution, elle ne reflète plus la réalité actuelle compte tenu de l’émergence de nouvelles thématiques et les autres engagements pris dans le cadre de l’APV/FLEGT, la lutte contre les changements climatiques, la promotion et la protection des droits communautés locales et Autochtones. Ce code forestier centrafricain nécessite d’être révisé pour prendre en considération les nombreuses avancés dans le secteur forestier au niveau national et International dans le prolongement de la politique forestier validée en 2021 pour entériner la directive régionale de la CEMAC interdisant l’exportation des Grumes en janvier 2023 et les autres engagements pris. C’est dans cette optique, le gouvernement Centrafricain à travers le Ministère des Eaux et forêts, chasse et pêche a bénéficié de l’appui de la Banque Mondiale afin de mettre à jour cette loi forestier Centrafricaine et le cabinet d’étude SOFRECO a été recruté pour appuyer le Ministère. L’objectif général de cet atelier vise à analyser le premier draft de la loi portant code forestier centrafricain élaboré par le cabinet d’étude SOFRECO pré-validé par le comité technique.
Guy julien Ndakouzou coordinateur du comité de pilotage du projet interrogé sur cet atelier « il y a de cela 2 ans que le gouvernement Centrafricain s’est engagé sur la réforme du code forestier de 2008 qui est devenu chaotique à cause de certaines imperfections et quelques manquements constatés. Il a été mis en place plusieurs comités qui ont pour rôle de pouvoir contribuer en amant afin de présenter le document. La société civile, nous sommes parties prenantes à ce processus, c’est dans ce sens que, nous sommes dans ces organes de mise en œuvre dans ce processus dans lecture du code forestier. Comme nous sommes désignés par nos paires pour nous orienter dans ce processus, il est de notre devoir de faire ce travail de redevabilité, donc à chaque fois que les choses avancent, nous sommes tenus de revenir à notre base et leur faire part de ce que nous avons fait, les avancées, les difficultés, les perspectives et trouver ensemble des compromis c’est à dire un système de plaidoyer pour convaincre nos parties prenantes aussi à prendre en compte ce que nous avons comme contribution à améliorer ce nouveau code forestier en République Centrafricaine ».
Consciente de ses préoccupations majeures, la République Centrafricaine s’est engagée dans une nouvelle politique forestière, qui a pour socle la conciliation des principes d’exploitation et de conservation, en donnant la priorité à l’intérêt des populations autochtones. Loïc Mbombo

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