Le lycée de Fatima, unique établissement public du 6 arrondissement de Bangui, fait face à un sérieux problème de salles de classe et de tables-bancs. Une situation qui préoccupe non seulement les élèves mais aussi le proviseur. Alerté par certains élèves, François d’Assise Zoumbadrou, professeur certifié et proviseur du lycée de Fatima, a réagi à ce problème lors d’un entretien avec Oubangui Médias, dans l’espoir de trouver une solution permettant aux élèves d’étudier dans de bonnes conditions. 

Oubangui Médias : Monsieur François d’Assise Zoumbadrou, bonjour. Vous êtes proviseur du lycée de Fatima. Quand êtes-vous à la tête de cet établissement et quel est l’état des bâtiments scolaires ? 

François d’Assise Zoumbadrou : Bonjour Monsieur le journaliste. Merci pour votre visite ainsi que pour vos questions. J’occupe le poste de proviseur depuis deux ans. Dès mon arrivée, j’ai constaté avec regret un problème grave, surtout au niveau des infrastructures. Dans certaines salles, on ne trouve qu’une vingtaine de tables-bancs, ce qui est déplorable. 

Oubangui Médias : Combien d’élèves peuvent se retrouver dans une salle de classe ? 

François d’Assise Zoumbadrou : Dans une seule salle, il peut y avoir 200 élèves, parfois plus. Or, normalement, une salle ne devrait pas accueillir plus de 60 élèves, et l’effectif idéal serait de 45. Imaginez 200 élèves pour seulement 20 tables-bancs : cela crée une situation extrêmement difficile. 

Oubangui Médias : Dans quel état se trouvent ces tables-bancs ? 

François d’Assise Zoumbadrou : C’est lamentable. La plupart sont cassées. Certains élèves sont obligés d’apporter de chez eux des tabourets qu’ils bricolent pour pouvoir suivre les cours. D’autres vont jusqu’à déplacer des tables-bancs d’une salle à une autre, ce qui crée des tensions. 

Oubangui Médias : Depuis que vous êtes proviseur, avez-vous reçu des dons de l’État ou d’ONG ? 

François d’Assise Zoumbadrou : Nous avons reçu une seule fois une dotation du chef de l’État, le professeur Faustin-Archange Touadéra, que je remercie sincèrement. En dehors de cela, seule la Banque mondiale nous aide actuellement en construisant un bâtiment de trois salles, effort que je salue. Hormis ces appuis, aucune autre aide ne nous a été accordée. 

Oubangui Médias : face à cette situation, quelle alternative envisagez-vous ? 

François d’Assise Zoumbadrou : En tant que fonctionnaire de l’État, je n’ai d’autre choix que de m’adresser à mes supérieurs hiérarchiques et aux autorités compétentes. Il est urgent que le gouvernement intervienne, car l’avenir d’un pays repose sur sa jeunesse. 

Oubangui Médias : Monsieur François d’Assise Zoumbadrou, la rédaction d’Oubangui Médias vous remercie.  

François d’Assise Zoumbadrou : C’est moi qui vous remercie pour le sérieux de votre travail. 

Interview réalisée par BVIII Koyagueret Pappus Héritier