Le président du Comité International de la Croix Rouge (CICR) a achevé une mission de quatre jours à Bangui et Kaga-Bandoro sur une note d’espoir que l’assistance humanitaire pourra à nouveau atteindre les personnes rendues vulnérables par les dernières violences. Il l’a dit lors d’une conférence de presse vendredi à Bangui.

Les affrontements qui se poursuivent dans le pays entre les forces loyalistes et les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) entravent l’accès humanitaire. Plus de 180.000 personnes ont quitté leurs domiciles pour se mettre à l’abri. Déjà, un Centrafrique sur quatre était déplacé ou réfugié à cause des violences dans le pays.

Malgré le blocus imposé par les rebelles sur plusieurs axes menant à Bangui, Peter Maurer reste optimiste que la population affectée pourra à nouveau bénéficier de l’assistance humanitaire.

Pour Peter Maurer, la reprise d’acheminement d’aide humanitaire est une bonne nouvelle. « Nous avons tous vu les pénuries dues aux interruptions par les combats qui se sont déroulés depuis mi-décembre 2020. Donc, c’est une bonne nouvelle si l’approvisionnement dans le pays qui est tellement cloisonné peut recommencer et c’est une bonne nouvelle pour nos opérations dans les endroits où les besoins sont les plus accentués », s’est exprimé le président du CICR.

Toutes fois, le CICR lance un appel pour la protection de la population civile, de la mission médicale, le traitement humain des détenus et la conduite des hostilités selon les règles du droit humanitaire international.

Le président de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA), le pasteur Antoine Mbao Bogo n’a pas manqué pendant cette occasion de soulever la complexité pour les volontaires de la CRCA à assister les blessés et enlever les dépouilles dans ce contexte où les combats se déroulent plus dans la brousse.

Peter Maurer achève sa mission après avoir rencontré les autorités du pays. Sa première visite de l’année en Centrafrique vise à attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur la situation humanitaire encore très critique dans le pays.

Fridolin Ngoulou