Créé par un arrêté interministériel du 27 juillet 2021, le Comité de coordination des acteurs de la chaine pénale du ressort du Tribunal de Grande Instance de Bouar a tenu sa première réunion, le 2 décembre 2022, avec l’appui de la MINUSCA dans l’optique d’améliorer le fonctionnement de la chaine pénale.

Une vingtaine de participants dont des représentants de la Police judiciaire, des membres du parquet et du siège du Tribunal de Grande Instance de Bouar, du Greffe et Secrétariat du parquet, de l’administration pénitentiaire, de  l’association du Barreau américain, de la société civile œuvrant dans le domaine de la protection des droits humains et des acteurs des mécanismes alternatifs de règlement des conflits, ont pris part à cette première réunion du Comité de coordination des acteurs de la chaine pénale s’est tenue sous la présidence de Norbert Lié Nzilavo MAJUNGOYEN, Président du Tribunal de Grande Instance de Bouar (TGI) et président dudit Comité.

Pour le président du Comité explique que « cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la politique sectorielle du Ministère de la justice qui constitue la feuille de route pour la réforme du secteur de la justice en République centrafricaine ». Il rappelle aussi que « l’objectif de cette réunion est d’améliorer la communication et la coordination entre les différents membres afin d’accroitre leurs capacités à offrir aux populations de la République centrafricaine en général, et celles de la préfecture de la Nana Mambere en particulier, une justice de qualité, gage de sécurité juridique, facteur de paix et cohésion social ainsi que de développement durable ».

Les échanges de cette rencontre ont porté sur le cadre légal du comité de coordination des acteurs de la chaine pénale et les défis auxquels font face chaque maillon de la chaine pénale à savoir la police judiciaire, le parquet, le cabinet d’instruction, le siège, l’administration pénitentiaire et autres intervenants.

Les recommandations de cette rencontre feront l’objet d’un rapport à adresser aux autorités judiciaires nationales en vue d’insuffler des changements pour l’amélioration de la chaine pénale et de la lutte contre l’impunité. Toutefois, les différents acteurs ont pris l’engagement de mettre en œuvre les actions retenues qui ne nécessitent pas l’intervention de la haute hiérarchie.

Minusca