Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural entend mettre en place un mécanisme intégré de suivi des risques alimentaires et nutritionnels en République centrafricaine. C’est dans cette perspective qu’un atelier national consacré au rapport de surveillance conjointe s’est ouvert ce mardi 12 avril à Bangui.
Cette rencontre de deux jours vise à poser les bases d’un système national intégré, fonctionnel et durable de suivi, d’analyse et de déclenchement des réponses face aux crises alimentaires et nutritionnelles dans le pays.
À travers cette initiative, les autorités centrafricaines souhaitent renforcer les capacités nationales en matière d’anticipation et de gestion des risques liés à l’insécurité alimentaire. Le futur mécanisme devra s’appuyer sur des données fiables, harmonisées et disponibles en temps réel afin de faciliter la prise de décision et d’améliorer l’efficacité des interventions humanitaires et gouvernementales.
Les échanges portent notamment sur les outils de collecte et d’analyse des données, la coordination entre les différents acteurs concernés ainsi que la définition d’un cadre opérationnel capable de répondre rapidement aux situations d’urgence alimentaire et nutritionnelle.
Les travaux ont été officiellement ouverts par le chargé de mission en matière d’infrastructures, Simplice Zosset, représentant le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Guismala Hamza. Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité pour la République centrafricaine de disposer d’un dispositif performant permettant d’anticiper les crises et de mieux protéger les populations vulnérables.
Cet atelier bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale, qui accompagne les efforts du gouvernement dans le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en République centrafricaine.
La mise en place de ce mécanisme constitue une étape importante pour le pays, confronté depuis plusieurs années à des défis liés aux changements climatiques, aux déplacements de populations et à l’insécurité, qui fragilisent durablement les moyens de subsistance des communautés.
Déus Gracias Tchémanguéré

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