Après le lancement officiel le 24 janvier 2026 à Ouango, le ministère de la Santé et de la Population et ses partenaires ont organisé, le jeudi 12 février 2026, un atelier de briefing sur la campagne de vaccination préventive contre la maladie à virus Ebola à l’attention des journalistes, des gestionnaires de la ligne verte 1212 et des influenceurs digitaux.

L’objectif de cette formation est de vacciner préventivement tous les acteurs de première ligne, à savoir : le personnel de santé, les forces de défense et de sécurité ainsi que les agents des eaux et forêts. En effet, se faire vacciner leur permet de se protéger dans l’exercice de leurs fonctions, de protéger leurs patients, leurs familles et leurs proches.

Dans son intervention, le Dr Parfait Constant Séboulo épidémiologiste et directeur des Soins de santé primaires au ministère de la Santé et de la Population, a indiqué que :« L’information concerne particulièrement les professionnels des médias afin qu’ils nous aident à relayer les réalisations de notre système de santé. Beaucoup d’actions menées restent méconnues de la population. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de briefer les médias afin que cette campagne de vaccination atteigne efficacement sa cible. »

Selon lui, « des rumeurs circulent, notamment en matière de prévention par la vaccination. Mais retenons que les actions menées par le ministère de la Santé visent à dissiper les inquiétudes et à minimiser les risques, qui restent extrêmement faibles ».

Toujours dans son intervention, il a précisé que les cibles de cette campagne concernent principalement les forces de défense et de sécurité, car la mortalité liée à cette maladie varie de 25 à 90 %, et ces groupes figurent parmi les plus exposés dans l’exercice de leurs fonctions. Le personnel de santé, en première ligne lors des consultations, peut être contaminé au contact des malades. Les forces de défense effectuent des contrôles aux frontières, où elles sont en contact avec de nombreuses personnes venues de divers horizons, avec les risques que cela comporte. Quant aux agents des eaux et forêts, ils sont en contact permanent avec les animaux, ce qui les expose également.

« Au vu de tout cela, une contamination au sein de ces groupes pourrait entraîner un fort risque de propagation de la maladie dans la population. C’est pourquoi ils sont les premiers à être vaccinés, en raison du niveau de risque lié à leurs activités professionnelles », a-t-il ajouté.

Rappelons que cette campagne de vaccination, lancée le 24 janvier dernier, débutera effectivement le lundi 16 février et prendra fin le 24 mars 2026.     Freddy Ulrich Tanga