Dans sa 1ère édition de sensibilisation communautaire sur la lutte contre la désinformation en République Centrafricaine, le Consortium des Journalistes Centrafricains pour la Lutte contre la Désinformation (CJCLD) a sensibilisé le jeudi dernier des commerçants du marché central de Bangui sur les impacts des rumeurs et sur la lutte contre la désinformation.

Cette approche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son projet qui s’intitule « sauver la démocratie contre la désinformation en Centrafrique ». L’activité vise à sensibiliser les commerçants de ce marché de la capitale centrafricaine avant d’orienter les autres activités sur d’autres secteurs, comme a expliqué Jean Saint Claire Maka Gbossokotto, le Coordonnateur National du CJCLD: « Après une longue étude que nous avons menée en mois de décembre 2021 à Bangui, il s’avère que la désinformation se propage d’avantage dans le milieu communautaire. C’est pourquoi, nous avons opté pour le marché central. On se rend compte que c’est par ici que ces désinformations sont distillées de fois des commerçants eux-mêmes et des clients aussi. Après, les autres actions seront stratégiques et en fonction d’étude».

Sur le terrain, la sensibilisation se passe d’étale en étales, avec les supports de communication constitués de dépliants et affiches. Une initiative appréciée par le secrétaire général du bureau de Marché Central de Bangui qui promet de la pérenniser sur le marché :  « En tant que commerçant, nous allons continuer à sensibiliser nos pairs au niveau du marché central de bien vérifier les informations avant de les  balancer. Parce que si une information n’est pas vérifiée, cela va créer de trouble dans la société.», a promis Jean-Louis Yet.

La première édition de sensibilisation communautaire sur la lutte contre la désinformation a été lancée une semaine après le lancement officiel du projet « Sauver la Démocratie contre la désinformation en Centrafrique », un projet porté par le CJCLD.

Ledit nouveau projet a pour but de lutter contre la désinformation, réduire ses effets et son intoxication en Centrafrique. Il est financé par l’Ambassade de France à Bangui.

Anthony-SIBANDA