Pour le vote référendaire du 30 juillet prochain, le maire de la ville de Bangui Émile Gros Raymond Nakombo a fait une déclaration ce jeudi 27 juillet pour appeler les centrafricains à répondre à leurs devoirs civiques, celui d’aller aux urnes pour exprimer leurs vœux. Voici l’intégralité de sa déclaration.
Centrafricains, Centrafricaines chers compatriotes, chers enfants de la ville de Bangui, ma ville. Aujourd’hui je voudrais vous lancer un appel et cet appel c’est pour vous demander d’aller voter dans la plus grande quiétude. Et de le faire d’abord en tant que citoyen centrafricain et faire en telle sorte que ceux qui ont hésité jusqu’ici que nous venons de convaincre, de voter utilement. Je voudrais aussi vous faire un petit résumé de toute visite que j’ai entreprise dans la ville de Bangui pour vous rassurer que nous avons dû expliquer de long à large aux uns et aux autres ce que c’est que le projet de la nouvelle constitution.
Dans cette nouvelle constitution, deux articles ont causé problème : l’article 10 et l’article 183 qui parlent des origines et de la fonction élective. J’ai dû surtout m’appesantir sur ces deux articles pour expliquer aux uns, aux autres que nous avons tous utilisé notre génie pour en arriver là. Et faire que tous les problèmes de notre pays soient pris en compte. Vous le savez bien que moi, mais je voudrais ici vous dire que ceux qui parlent de la Centrafricanité et qui font un parallèle entre ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire n’ont pas la raison d’évoquer ces problèmes en Centrafrique.
J’ai dû expliquer également à tous mes compatriotes d’où nous sommes venus et là j’ai parlé de la grande Afrique Centrale. Cette Afrique Centrale recouverte de forêt dans le temps et les Colons qui ne connaissaient pas cette zone d’Afrique avaient écrit sur la carte de cette partie d’Afrique dont le cœur de l’Afrique le Centre en latin et je cite ou bi sount leonest, ça c’est le Latin littéralement dit où sont les lions mais si on veut dire les mots qui ont des termes français, là vive les fauves, des panthères, des lions. Et pour dissuader tous ceux qui voulaient s’approcher de cette partie de l’Afrique qui est le cœur de l’Afrique, alors qu’ont-ils commencé à explorer cette zone de l’Afrique Centrale. Ils se sont rendus compte qu’ils y avaient quelques populations. Mais ces populations y avaient ni Banda ni Gbaya qui sont majoritaires en Centrafrique ni les autres ethnies, c’était plutôt les pygmées.
Tout le reste que nous connaissons aujourd’hui dans les pays environnants, que ce soit les pays voisins comme la Centrafrique était venu d’ailleurs. Alors dire que ceux qui sont arrivés ici par alliance ont eu la nationalité ou bien du fait du droit de sol ne sont pas des étrangers. Nous avons expliqué que ceux-là sont des centrafricains et quand vous faites des enfants, vos enfants sont des centrafricains d’origine.
Alors, je viens d’une réunion avec les imams, j’ai eu aussi ce matin la réunion avec les prêtres parce que là, la question n’était pas la question des musulmans c’était plutôt la question des chrétiens et musulmans qui sont arrivés en Centrafrique et qui ont eu la nationalité.
Alors en conclusion, tout le monde est prêt, tout le monde est mobilisé d’aller voter cette loi fondamentale où nous avons pris quelques spécificités de notre pays et encore bien-sûr. Ici je voudrais rassurer et solliciter mes compatriotes de Bangui et de l’arrière-pays, de la diaspora d’aller massivement voter. C’est utile de faire de telle sorte que la raison prenne le dessus.
Une fois que vous avez voté, parce que je sais que vous allez voter OUI nous pourrons ensemble accompagner ce OUI pour que nous vivions dans une cohésion nationale et menions le vivre ensemble. Ça serait, nous les collectivités territoriales la fondation de notre pays et c’est nous qui prendrons le lead de cette cause noble.
Je vous remercie.
Dorcas Bangui Yabanga

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