Le Centre d’Étude Juridique Africain (CEJA) a organisé, le vendredi 15 mai 2026 à Bangui, un café juridique à l’endroit des étudiants et élèves de New Tech Institute. Placée sous le thème : « Le rôle du notaire dans la société centrafricaine », cette initiative vise à sensibiliser les étudiants au métier de notaire ainsi qu’à son importance dans la société.

Cette séance d’échanges a réuni plus d’une centaine d’étudiants et élèves de New Tech Institute. Maître Chresia Loumandet Kassima, notaire près la Cour d’appel de Bangui, a présenté le rôle du notaire dans la société.

« Les notaires sont compétents en matière de transactions immobilières. Ils rédigent des actes authentiques et notariés qui font foi jusqu’à inscription de faux. Le notaire est donc habilité à intervenir dans le domaine immobilier. Il a également plusieurs obligations lorsqu’il procède à une transaction immobilière. Il doit identifier les parties, vérifier leur capacité juridique ainsi que leur pouvoir à conclure une telle transaction. Le notaire mène aussi des investigations pour s’assurer que la propriété mise en vente est disponible, qu’il n’existe aucun litige ni inscription hypothécaire sur le titre foncier », a-t-elle expliqué.

Pour le docteur Moga Aurélie, représentante locale du CEJA en Centrafrique, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de changement de mentalités chez les jeunes.

« C’est un projet mis en place par le CEJA pour contribuer au changement des mentalités de la jeunesse. Nous constatons que ce métier reste encore méconnu en Centrafrique et que beaucoup de Centrafricains ne consultent pas un notaire avant certaines démarches importantes, que ce soit dans les ventes, les procédures commerciales ou les successions. Cela entraîne souvent des conflits sociaux », a-t-elle martelé.

Au sortir de cette rencontre, Sorelle Kikobet, élève à New Tech Institute et participante à l’activité, a encouragé les jeunes à s’intéresser davantage à ce type d’initiatives.

« Je m’adresse surtout aux jeunes qui restent au quartier sans activité, afin qu’ils viennent participer à ce genre d’initiatives pour acquérir des connaissances sur le monde dans lequel nous vivons », a-t-elle déclaré.

Le CEJA prévoit d’organiser d’autres séries d’activités juridiques dans plusieurs établissements publics et privés du pays.      Arnold Ange Finmini