Au total 19 soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), retenus en otage depuis le 14 février 2023 au nord de la Centrafrique ont retrouvé leur liberté ce 4 avril 2023. Un autre serait en soins intensifs de santé après avoir été blessés dans le combat qui a conduit à leur prise en otage.

Cette libération est facilitée par le Comité International de la Croix Rouge (CICR), qui mène depuis plusieurs semaines des négociations avec les groupes armés de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dans la zone nord du pays. Ils été retenus en otage après un violent combat à Sikikede dans la préfecture de la Vakaga au nord du pays, près de la frontière avec le Soudan.

Sur les vingt militaires pris en otage, 19 ont été libérés et « arriveront à Birao (Nord) vers 17h et ils y resteront jusqu’à ce qu’on organise leur retour à Bangui », a indiqué à l’AFP Yves Van Loo, chef adjoint de la délégation du CICR en Centrafrique.

Il y a cinq jours, le président Faustin Archange Touadera annonçait leur libération prochaine ainsi que trois otages ressortissants chinois dans l’ouest du pays.

« Ainsi que vous le savez, certains éléments des FACA ont été pris en otage par la CPC, le 14 février 2023, à Sikikédé, dans la Vakaga, alors qu’ils exerçaient leurs missions régaliennes. Je tiens à rappeler aux leaders de la CPC, qu’au sens du droit international et de notre Code pénal, la prise d’otages est le crime odieux le plus condamnable, car elle porte atteinte aux droits inhérents à la personne tels que la vie, la liberté et la sécurité. Aux éléments des FACA et ressortissants Chinois pris en otage par la CPC, que le Gouvernement met tout en œuvre pour leur libération prochaine. Je saisis cette occasion solennelle pour demander à la communauté internationale d’intensifier la pression sur la CPC afin qu’elle libère sans délai et conditions, les otages », avait lancé le 30 mars 2023, le président centrafricain dans le discours marquant l’an deux de son 2eme mandat.

Notons que les ressortissants chinois ont été libérés il y a trois jours  dans des conditions que nous ignorons à ce jour.

Alors que le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur cette libération, la logistique du CICR se met en place pour le transfert dans un bref délai de ces anciens otages vers la capital Bangui.

Fridolin Ngoulou