Dans une atmosphère empreinte d’émotion et d’espérance, la Direction de l’Association Arche d’Exploit a officiellement lancé l’orphelinat « Abri du Très Haut » à Bangui. Portée par Barthel Okanza, promotrice de cette initiative, la cérémonie a marqué un tournant pour de nombreux enfants en situation de vulnérabilité.

Pour Mme Okanza, ce projet est l’aboutissement d’un rêve né il y a plusieurs années. « En regardant un film où des enfants étaient maltraités, j’ai pleuré. Je me suis dit qu’un jour, si Dieu me bénissait, je tendrais la main à ces enfants », a-t-elle confié. Ce vœu s’est transformé en engagement concret : offrir un toit, une éducation et un avenir aux orphelins de la République centrafricaine.

Installée en Europe, Barthel Okanza explique avoir été inspirée par la manière dont d’autres nations prennent soin de leurs citoyens. « Je suis là pour ma nation. J’ai vu comment les pays s’occupent de leurs enfants et je veux faire la même chose chez moi », a-t-elle affirmé. L’orphelinat se veut un lieu de protection et de croissance, où les enfants seront nourris, logés, scolarisés et accompagnés spirituellement. « Je représente leur père, leur mère. Avec mon équipe, nous travaillons main dans la main pour leur redonner ce qu’ils ont perdu », a-t-elle ajouté.

Concernant l’accueil des enfants, la promotrice insiste sur l’absence de critères stricts. « Dieu peut nous surprendre. On peut trouver un bébé devant la porte. Ce n’est pas à nous de fixer des âges, mais de tendre la main », explique-t-elle, soulignant la dimension humanitaire et spirituelle de son action.

La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce au soutien moral, financier et matériel de proches et amis. « Chacun a contribué pour que l’Abri du Très Haut puisse voir le jour », a-t-elle reconnu avec gratitude. Mais Barthel Okanza lance aussi un appel pressant aux autorités nationales. « Je demande au gouvernement de nous soutenir. Ici, il y a des démunis, des malheureux. Nous, de la diaspora, nous venons pour bâtir, pour construire. Nous avons besoin de l’appui de l’État pour que ce que nous apportons devienne une réalité solide », a-t-elle déclaré.

L’ouverture de l’orphelinat « Abri du Très Haut » incarne une volonté de transformer la douleur en espoir et de donner aux enfants abandonnés une nouvelle chance. Pour Barthel Okanza, il ne s’agit pas seulement d’un projet social, mais d’un acte de foi et de patriotisme. « Beaucoup doivent profiter de ce que nous faisons », conclut-elle, déterminée à étendre son action dans toute la Centrafrique.           Dieu Béni Anderson Kabou