Dans le cadre du projet de capital humain, Maïngo a renforcé du 22 au 23 septembre à Bangui, les capacités des professionnels des médias, des influenceurs publics, des artistes populaires, des membres de l’association de lutte contre la désinformation et des ONGs activistes sur les mesures de gestion des risques et impacts environnementaux et sociaux.
Le projet sur le capital humain est une initiative mondiale visant à intensifier et améliorer les investissements dans les populations pour accroître l’équité et accélérer la croissance économique. Le projet capital humain et autonomisation des femmes et filles « Maïngo » en langue nationale est le fruit d’un partenariat stratégique avec la Banque Mondiale pour l’autonomisation des femmes et des filles, répondant parfaitement aux objectifs du plan national de relèvement et de consolidation de la paix du gouvernement centrafricain en son pilier 2, « Renouveler le Contrat Social entre l’Etat et la Population ».
L’objectif du développement de ce projet est d’améliorer l’accès aux services de santé essentiels, à l’éducation et aux opportunités d’emploi qui autonomisent les femmes et les adolescents dans les zones ciblées de la République Centrafricaine. Pour ce jour 22 septembre 2023, ce projet a renforcé Les capacités des professionnels des médias sur les risques d’exploitation, abus sexuels et harcèlement sexuel, ceci pour susciter leurs contributions aux mesures d’atténuation desdits risques et montrer les rôles et responsabilités de ces parties prenantes pour l’atteinte de l’objectif lié aux changements de comportement positif en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles.
Cette formation était basée sur 4 composantes dudit projet, à savoir : créer des espaces sûrs pour les filles et des clubs pour les garçons afin d’offrir des programmes communautaires ; accroître l’accès aux systèmes qui améliorent la santé, l’éducation et les opportunités d’emploi des femmes et des filles ; renforcement des capacités nationales et lancement des compagnes de communication des femmes et des filles, et gestion du projet et la dernière composante intervient dans l’intervention d’urgence.
Dans son intervention, la coordonnatrice du projet Maïngo Irène Sabendo a mis un accent particulier sur la scolarisation des filles au primaire et secondaire, puisque dans beaucoup de nos provinces, même dans certains quartiers de Bangui, des parents pensent que ce sont les garçons qui ont le droit d’aller à l’école. Les principaux bénéficiaires directs du projet sont les filles et les jeunes femmes âgées de 10 à 24 ans. Chaque intervention financée par ce projet bénéficiera aux jeunes femmes de cette tranche d’âge. L’adolescent et la jeunesse jouent un rôle essentiel dans la formation du capital humain.
La sous composante 3-2 du projet prévoit une compagne de communication au niveau national à travers les médias nationaux, internationaux et les plateformes pertinentes. Les messages proposés doivent être adaptés à chaque public cible et portent sur l’autonomisation de la femme, la prévention des violences basées sur le genre VBG, la santé, l’éducation et les opportunités économiques. De plus, il est aussi important que tous les partenaires de mise en œuvre soient informés des mesures de gestion des risques et impacts environnementaux et sociaux du projet pour mieux accompagner sa mise en œuvre. L’objectif est d’informer et sensibiliser le public cible sur le projet Maïngo, les instruments de sauvegardes environnementales et sociales et susciter leur engagement dans la mise œuvre du projet.
Ainsi, les professionnels des médias, les influences publiques, les artistes populaires, l’association de lutte contre la désinformation et les ONGs activistes ont un grand rôle à jouer dans le changement de comportement positif en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles centrafricaines.
Irène Sabendo, Coordinatrice de l’unité de gestion du projet Maïngo souligne que : « Nous allons autonomiser les jeunes femmes et les filles. C’est un défi. Est-ce que tout le monde et toute la communauté sont prêts à accepter que la femme soit autonome ? Est-ce que tout le monde comprends ce que c’est que autonomiser une femme ? Est-ce que tout le monde est prêt à accepter qu’on réussisse ce projet ? Donc, il va falloir développer une stratégie de communication pour vraiment espérer atteindre les résultats, c’est-à-dire susciter l’adhésion de toute la communauté pour que les femmes participent en milieu communautaire à toutes les opportunités que le projet se propose de leur apporter. Et donc les médias sont conviés pour comprendre déjà le projet et comment communiquer avec nous, tout au long de la mise en œuvre de ce projet. Je suis particulièrement heureuse de cette rencontre-là parce que cela démontre l’engouement de tout le professionnel à développer la stratégie pour vraiment atteindre le dernier centrafricain par apport à ce projet ».
À la deuxième journée de l’activité, plusieurs artistes y ont pris part. Pour le projet Maïngo, les résultats attendus, c’est de faire de sorte que ces derniers connaissent mieux le projet Maïngo, son objectif, ses composantes, ses bénéficiaires et ses zones d’intervention et ils doivent avoir une idée sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des activités.
Irène Sabendo la coordinatrice montre l’importance de travailler avec ces acteurs : « Il est prévu de travailler avec les ONGs parce qu’elles sont dans la communauté, elles sont avec la communauté, elles connaissent mieux le besoin de la communauté et dans le dispositif de mise en œuvre, il est prévu vraiment de travailler avec les ONGs locales. C’est pourquoi, nous les avions conviés pour qu’ils comprennent les objectifs du développement du projet, les activités et sur quelle domaine ils peuvent se positionner pour nous accompagner dans la mise en œuvre de toutes les activités ».
La coordonnatrice souhaite à ce que ces derniers les accompagnent tout au long de cette activité pour toucher la dernière communauté. Le projet va développer les activités dans 09 préfectures. Il est prévu de créer 1520 espaces sûrs dont, 760 espaces sûrs pour développer les activités spécifiques aux intérêts pratiques et stratégiques des femmes et des clubs pour développer des programmes intégrés stratégiques et pratiques pour les garçons et hommes en milieu communautaire et en milieu scolaire.
Notant que, ce projet est financé par la Banque Mondiale.
Dorcas Bangui Yabanga

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