Ramener la sécurité et favoriser la libre circulation à l’intérieur du pays restent les plus grands défis des autorités nationales.

Malgré que les Forces armées centrafricaines, appuyées par les alliés et les soldats de la Minusca font déjà leurs bases dans certaines villes, les populations continuent d’être victimes des braquages et des violences de la part des hommes en arme. Tel est l’exemple de l’axe Batangafo-Kabo secoué ces derniers jours par des cas de braquages à mains armées.

Un premier cas précis remonte dans l’après-midi du jeudi 20 janvier 2022 où, une équipe du Médecin Sans Frontière (MSF) voyageant avec des patients le long de la route qui relie les villes de Batangafo et Kabo, dans le nord-ouest de la Républicaine centrafricaine , a été victime d’une embuscade tendue par un groupe d’hommes armés portant des tenues militaires.

Selon un communiqué éclair de MSF rédigé par sa cheffe de mission en Centrafrique Gisa Kohler, l’incident s’était produit à 26 kilomètres de Kabo. Ces hommes en armes ont menacé, maltraité et dépouillé le personnel du MSF. Un acte très regrettable sachant que le MSF est une organisation d’assistance humanitaire.

Le second  cas était enregistré le mardi 25 janvier 2022 aux environs de 17 heures. Cette fois-ci, il s’agit d’un vol à mains armées de deux bétails dans un campement situé à environ 15 kilomètres de Batangafo à proximité du village Bamara-Kassaï par les jeunes dudit village.

Le fait s’est accentué avec un troisième cas le mercredi 26 janvier 2022 avec un cas de braquage enregistré sur le même axe. En effet, selon une source humanitaire, l’acte s’était produit précisément entre le village Robiringui et Kava où un (01) jeune conducteur de moto-taxi en provenance de Batangafo pour se rendre à Kabo a été braqué par trois (03) hommes armés non-identifiés. Ils ont pris sur lui une somme de vingt-trois mille cinq francs CFA (23 500 FCFA) et son téléphone portable.

Ces cas présentés ont montré que si les centrafricains vivants à Bangui aspirent à la sécurité grâce aux patrouilles militaires et aux opérations de contrôle, le calvaire reste pour ceux des provinces. Il ne se passe pas un mois sans que l’on signale des cas de violences ou des braquages sur les différents axes de nos provinces.

Cette triste réalité est devenue la mode opératoire la plus courante des groupes armés. Ils empêchent ainsi les paisibles citoyens  de circuler librement, de vaguer à leurs occupations quotidiennes. Le nord-ouest de la RCA étant réputé comme l’un des fiefs des groupes armés, le gouvernement par le biais du ministère de la défense doit tout mettre en œuvre pour ramener la sécurité dans cette zone afin de garantir le quotidien et la libre circulation des citoyens surtout en cette saison sèche.

Brice Ledoux Saramalet