L’atelier de validation du Rapport sur la stratégie nationale de l’entretien routier à l’horizon 2035 et de l’adoption d’une feuille de route pour la relance de l’entretien routier en Centrafrique financé par la Banque Mondiale a eu lieu le jeudi 21 septembre 2023 à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale à Bangui. Ceci en présence du Premier ministre chef du Gouvernement Felix Moloua, le représentant résident de la Banque Mondiale Guido Rurangwa, le Ministre Chargé de l’Equipement et des Travaux publics Guismala Hamza et quelque membre du gouvernement.
La Banque mondiale a, pendant les 15 dernières années, investi dans la construction et la réhabilitation d’importantes sections de routes sur le corridor régional Douala-Garoua Boulai-Bangui et à l’intérieur du pays. En effet, près de 210 millions de dollars de dons ont été alloués à la République centrafricaine par la Banque mondiale à travers plusieurs projets, permettant d’intervenir sur un total d’environ 1,250 km de routes et la construction de l’unique station de pesage du pays.
Les conflits militaro politiques récurrents qui se sont succédés depuis des décennies ont plongé le pays dans une situation de crise économique, sociale, institutionnelle et sécuritaire exceptionnelle, remettant en cause la capitale du pays à faire face à certains défis de développement et notamment le maintien en réseau routier dans son ensemble. Le transport routier est le principal mode de transport et des échanges commerciaux, tant du point de vue intérieur qu’extérieur. Le transport de personne et des marchandises et occupe par conséquent une place centrale sur le plan économique et les mouvements des populations les infrastructures routières se caractérisent par leurs insuffisance et leur mauvaise répartition dans l’ensemble du territoire national.
En effet, Malgré ces lourds investissements de la Banque mondiale et des autres partenaires techniques et financiers actifs dans le secteur des transports, il est constaté malheureusement une dégradation accélérée du réseau routier existant due à un quasi-abandon de l’entretien routier depuis de nombreuses années.
Avec seulement 13% des 26.600 kilomètres du réseau routier en bon état, la situation est très préoccupante et nécessite des actions urgentes. Si rien n’est fait à court terme pour inverser la tendance, le pays ne pourra ni développer son potentiel agricole, ni améliorer la qualité de l’ensemble des services sociaux en zones rurales, ni encore moins augmenter ses échanges commerciaux et réduire les coûts de transport des biens et des personnes.
C’est dans ce sens que la Banque mondiale, soucieuse de remplir sa mission de lutter contre l’extrême pauvreté et promouvoir la prospérité partagée, continue de financer le secteur des transports en général et routier en particulier. Le portefeuille sectoriel actif en RCA est pour le moment de 315 millions de dollars, soit près de 180 milliards de FCFA, répartis entre le Projet d’Urgence de Rétablissement des infrastructures et de Connectivité (PURIC environ 75 millions) et la composante centrafricaine du Projet Régional d’Amélioration des Corridors d’Afrique centrale PRACAC environ 240 millions de dollars.
Pour ce qui est du Projet d’Urgence de Rétablissement des Infrastructures et de la Connectivité PURIC, le représentant de la Banque Mondiale Guido Rurangwa affirme que ce projet finance la réhabilitation de près de 1.300 kilomètres de routes nationales et régionales dans le Nord-Ouest et le Nord-Est du pays, avec notamment la réouverture de la route Ndélé-Birao-Am Dafock (frontière du Soudan) qui n’a pas été entretenue depuis plus de 40 ans.
Le PRACAC quant à lui financera entre autres le bitumage des 150 kilomètres de route entre Bossembele et Bossangoa sur le Corridor de développement CD13 (Pointe noire-Brazzaville-Bangui-Ndjamena).
Guido Rurangwa représentant résident de la Banque Mondiale s’explique : « je voudrais renouveler la disponibilité de la Banque mondiale aux côtés de la RCA pour soutenir le secteur des transports en général et routier en particulier dans les années à venir. Un accent sera mis sur la planification, la gestion et l’entretien du patrimoine routier ; la mobilité durable, intelligente, résiliente et enfin sur le renforcement des capacités des acteurs du secteur. La Banque mondiale est également prête à accompagner le gouvernement centrafricain à travers les projets en cours et à venir dans la mise en œuvre des principales actions de la feuille de route pour la relance de l’entretien routier qui sera adoptée à l’issue de cet atelier ».
L’Objectif général de l’atelier est l’élaboration de la stratégie nationale de l’entretien routier sur un horizon de 10 ans et d’une feuille de route et son financement en Centrafrique.
Dorcas Bangui Yabanga

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