Le consortium des journalistes pour la lutte contre la désinformation (CJCLD) a organisé un atelier de formation à l’endroit de leurs points focaux le 7 décembre 2023 dans l’enceinte du centre Saint Jean XXIII. L’objectif est de faire de ces jeunes des relais du CJCLD dans les localités sensibilisées.
Plus de quarante jeunes des localités périphériques de la ville de Bangui ont pris part à cette formation des points focaux marquant la fin de la première phase du projet de CJLCD. Ces points focaux auront pour rôle de sensibiliser les personnes de leurs différentes communautés sur la désinformation et les discours de haine.
Georges Stanislas Ouapure Zézé, coordonnateur de CJLCD précise l’intérêt de cette formation : « Depuis mars 2023, nous avons commencé le projet sur fond propre. Nous avons pu sensibiliser cinq communautés. Puis nous avons eu un financement de la Minusca qui nous a permis de sensibiliser huit autres communautés. Cette activité fait suite à notre projet de sensibilisations dans les localités périphériques. Nous avons organisé cet atelier à l’ endroit ces jeunes pour faire d’eux des points focaux de CJCLD de leur des communautés respectives. Maintenant, nous avons des gens dans ces localités qui peuvent nous appeler quand quelques choses se passent afin que nous ayons des bonnes informations ».
Pour l’année 2023, le CJLCD a décidé de mener des activités de lutte contre la désinformation dans les périphériques de Bangui partant du constat que toutes les autres organisations ne restent que dans la ville de Bangui alors que selon le coordonnateur juste à côté à quelques kilomètres, il y’a d’énormes besoins mais personne ne s’est rendu auprès d’eux pour essayer de remédier à leur problème.
Par ailleurs le coordonnateur, Georges Stanislas Ouapure Zézé fait un bilan positif de la première phase du projet qu’ils ont démarré au mois de Mars : « À partir du moment où on a lancé ce projet, nous avons eu un réseau dans les localités sensibilisées qui nous donne des bonnes informations. La meilleure façon de lutter contre la désinformation est de publier la bonne information. Le bilan positif de ce projet est aussi du point de vue socioculturelle, lorsqu’on va dans ces localités pour sensibiliser la population se plaignent, qu’elle est oubliée par le gouvernement et les partenaires. Dans ces localités, il y a aucune infrastructures socioculturelle, ni d’école, ni hôpital, les femmes accouchent dans la nature, les enfants doivent parcourir des kilomètres pour aller à l’école. Toutes cette situation fait que ces personnes sont exposées à la manipulation et à la désinformation », a fait observer Georges Stanislas Ouapure Zézé.
Pour la prochaine étape, le CJDCL va cibler dix autres localités pour continuer d’étendre le réseau tout en formant des points focaux qui vont l’aider dans la lutte contre la désinformation.
Milca Bissidi

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