Centrafrique : clôture de la Journée mondiale de la population, commémorée en différé à Bangui

La cérémonie de clôture de la célébration en différé de la Journée mondiale de la population, édition 2026, a eu lieu le vendredi 31 juillet à Bangui. Elle a été marquée par la mobilisation des décideurs, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile et d’autres acteurs afin de renforcer les investissements en faveur de la jeunesse dans plusieurs secteurs. De son côté, la MINUSCA a réaffirmé son engagement à soutenir la jeunesse, qui représente l’avenir du pays.

Le ministère de la Promotion de la jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique, en partenariat avec l’UNFPA et la MINUSCA, a organisé en différé en République centrafricaine, précisément à Bangui, la Journée mondiale de la population, célébrée dans le monde le 11 juillet de chaque année. Pour cette édition 2026, le thème retenu est : « Réaliser les espoirs et les aspirations des jeunes aujourd’hui et pour demain ». Lors de la cérémonie de clôture organisée le 31 juillet, le gouvernement centrafricain a réaffirmé sa volonté de faire de ce thème un levier pour le développement de la jeunesse.

Dans son discours de circonstance, le ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement, Évariste Ngamana, a évoqué les difficultés auxquelles est confrontée la population centrafricaine, en particulier la jeunesse. Il a déclaré : « La célébration de la Journée mondiale de la population constitue chaque année un moment privilégié de réflexion, de dialogue et de mobilisation autour des grands enjeux démographiques qui façonnent l’avenir de nos sociétés. Au-delà de sa portée symbolique, cette journée nous invite à examiner avec lucidité les mutations de notre population, les défis auxquels nous sommes confrontés et, surtout, à identifier les réponses les plus appropriées afin de transformer ces défis en opportunités de développement. Pour la République centrafricaine, cette réflexion revêt une importance toute particulière. Notre pays connaît une dynamique démographique exceptionnelle, caractérisée par une population majoritairement jeune, porteuse d’immenses espoirs, mais également confrontée à de nombreux défis liés à l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à la protection sociale, à la participation citoyenne et aux opportunités économiques. »

Ces difficultés plongent la jeunesse dans une situation de précarité qui ne cesse de susciter des interrogations au sein de la population. Ainsi, une partie de cette jeunesse se retrouve marginalisée et devient parfois un instrument au service de certains hommes politiques. Pour leurs propres intérêts, ces derniers exploitent les jeunes à diverses fins afin d’atteindre leurs objectifs. Cette situation peut constituer un danger pour le pays et la société. Face à cette inquiétude persistante, le gouvernement, à travers son porte-parole Évariste Ngamana et sous l’impulsion du président Faustin Archange Touadéra, a réaffirmé son engagement en faveur de la jeunesse, qui représente la majorité de la population centrafricaine. Il a affirmé : « Sous l’impulsion de Son Excellence le Professeur Faustin Archange Touadéra, Président de la République, le gouvernement inscrit résolument toutes ses politiques publiques dans cette perspective. Le Plan national de développement (PND) 2024-2028 fait du capital humain l’un des piliers fondamentaux de la transformation nationale. Il vise à créer les conditions permettant à chaque jeune Centrafricain de développer pleinement ses capacités et de contribuer au développement de la nation. »

Lors de cette cérémonie, les résultats de l’Enquête mondiale sur les avenirs démographiques, réalisée par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), ont été rendus publics par Raymond Goulag, membre de l’UNFPA. Selon cette enquête menée dans 73 pays répartis sur les sept régions du monde auprès d’un échantillon de jeunes au début de l’année 2026, les résultats montrent que les jeunes font face à d’importants défis tout au long de leur vie. Beaucoup souhaitent vivre en couple, fonder un foyer et devenir autonomes afin de contribuer au développement de leur pays. Malheureusement, la précarité financière demeure un frein majeur à leur épanouissement. Aujourd’hui, de nombreux jeunes n’ont toujours pas accès à l’éducation, aux soins de santé et aux services publics essentiels.

La jeunesse centrafricaine, de son côté, a formulé des recommandations au gouvernement en faveur de son autonomisation et de son épanouissement. Le gouvernement y a apporté une réponse favorable, en faisant de ces recommandations une priorité. La MINUSCA a également réaffirmé son engagement à accompagner la jeunesse centrafricaine.

Caleb Zimango Bango