Une session de consultation de la société civile centrafricaine sur la future coopération de l’Union Européenne avec la République Centrafricaine pour la période 2021-2027 s’est déroulée ce jeudi 11 mars 2021 à Bangui.

Plusieurs organisations de la société civile ont activement pris part à cette consultation. La présentation du nouvel instrument de coopération de l’Union Européenne 2021-2027, le NDICI, suivi celle axée sur des possibilités de coopération en matière de partenariat avec la société civile ont émaillé cette rencontre.

Ce programme s’aligne derrière le Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA). Trois domaines prioritaires sont retenus dans ce nouveau programme de l’Union Européenne pour la Centrafrique.

La question de la Paix et de la Sécurité est la première priorité.  Dans ce bloc, il sera question d’appuyer les domaines des Droits de l’Homme et Démocratie, l’Etat de Droit et Responsabilité, la prévention des conflits, la paix durable et résilience…

La deuxième priorité concerne la Gouvernance. Il sera question pour l’Union Européenne d’appuyer les politiques publiques, la gouvernance locale, la lutte contre la corruption, la transparence budgétaire, l’amélioration des climats des affaires…

La dernière priorité est la Transition Verte. Ce domaine concerne le changement climatique, la biodiversité, la gestion des ressources naturelles, l’économie circulaire…

En effet, plusieurs objectifs sont fixés dans ce nouveau programme notamment le renforcement du parlement et du dialogue, le financement de la sécurité et de la stabilité, la croissance économique, le développement humain y compris le l’égalité homme-femme, l’environnement et le changement climatique, l’Etat de droit, la réduction de la pauvreté, la bonne gouvernance etc.

Les organisations de la société civile tout en regrettant le fait qu’elles n’ont pas été impliquées au début dans l’élaboration des priorités de ce plan réclament dans ce nouveau programme sa place en tant acteurs de mise en œuvre et non sous-traitant des organisations non gouvernementales internationales.

Elles ont fait observer aussi qu’il est difficile pour les organisations de la société civile Centrafricaine de bénéficier directement des fonds de l’Union Européenne pour des projets touchant les communautés de base. Il sera important de revoir les critères d’éligibilité au financement afin que la société civile puisse accéder à ce financement pour qu’il ait impact des actions de l’Union Européenne sur le terrain.

En plus de l’implication de la société civile dans son ensemble, un plaidoyer a été fait pour faire apparaitre clairement la place des médias et des acteurs culturels dans ce nouveau programme de l’Union Européenne avec la Centrafrique.

Fridolin Ngoulou