Selon plusieurs sources, c’est « en commun accord » que les deux pays ont décidé de fermer leur frontière longue de 175 km. Interrogé par l’Agence Anadolu, le Chef d’Etat-major des Forces Armées Centrafricaines, le Général de corps d’armée Zephirin Mamadou, a confirmé cela.

Puis, « Sudan Tribune », a rapporté que le Soudan « a fermé sa frontière avec la République centrafricaine (RCA) pour empêcher toute ingérence dans ses affaires intérieures » par des groupes armés.

Ces propos ont été tenus par le vice-président du Conseil de souveraineté transitoire, le Général Mohamed Hamdan Daglo, lors de sa visite à Belail, une localité située au Darfour du Sud près de la frontière avec la République Centrafricaine, a indiqué la même source.

Dans sa déclaration au journal soudanais « Al-Arabiya », le Général soudanais a souligné que cette décision stratégique a été prise pour « prévenir l’incitation à la rébellion et maintenir des relations de bon voisinage ».

Bangui et Khartoum craignent que leurs régions frontalières servent de base arrière aux mouvements armés.

Si les autorités centrafricaines redoutent et gardent en mémoire la déstabilisation du pouvoir par des hordes armés venues des confins soudano-tchadiens, c’est aussi le cas du voisin soudanais. Ainsi, le Vice-président du Conseil de souveraineté transitoire n’a pas caché sa crainte. Il a révélé que des forces rebelles de la RCA « prévoyaient un changement de pouvoir en République centrafricaine (…). Nous ouvrirons des postes militaires pour contrôler la frontière du Soudan avec le pays voisin ». Face aux menaces des groupes armés Siriri qui a promis de déstabiliser le pouvoir de Touadera, l’Etat-major centrafricain a dépêché une mission dans le Nord du pays et conduite par le Chef d’Etat-major chargé des opérations accompagné d’autres personnalités militaires.

Junior Max Endjigbongo