La Banque mondiale est considérée comme l’un des grands partenaires de la République Centrafricaine. Devant la valeur du portefeuille que cette institution bancaire accorde à la RCA, nul ne peut douter de son indispensable appui au gouvernement dans le cadre de relèvement et du développement socioéconomique.

A cet effet, une rencontre entre le gouvernement, les coordinations des projets et la Banque mondiale s’était tenue le lundi 28 février dernier dont l’idée de passer en revue le portefeuille de 2021 afin de bien se lancer pour l’année en cours. Lors de cette rencontre, il était aussi question de discuter sur les reformes financières et économiques qui permettraient à la Banque mondiale de continuer d’accorder des financements tout en étant confiant des résultats attendus.

Selon la statistique, le partenariat entre le gouvernement centrafricain et la Banque mondiale monte en puissance. Il suffit de passer en revue les nombreux projets financés par ladite Banque pour s’en rendre compte. Parmi ces projets, nous avons entre autres : le projet SENI, le PRADAC, le PASEEL et le PGRN. Tous ces projets ont vu un financement conséquent, dommage que parfois certaines circonstances bloquent la réalisation complète et dans le délai prévu.

« Nous avons aujourd’hui au niveau de la Banque mondiale, un portefeuille d’environ 16 projets pour un montant de 660 millions de dollars et nous pensons que d’ici le mois de juin prochain, nous passerons à 20 projets pour un montant de 830 millions de dollars. Cela montre l’engagement de la Banque mondiale vis-à-vis des centrafricains. C’est un engament ferme, durable pour changer le quotidien des centrafricains. Cela demande des financements et des reformes pour que ce partenariat s’établisse en impact de développement », a expliqué Abdoulaye Seck, directeur des opérations Afrique à la Banque mondiale.

Le gouvernement reconnaissant des appuis de la Banque mondiale

Pour le ministre de finance et du budget Hervé Doba,  le Centrafrique est reconnaissant devant les différents appuis multisectoriels de la Banque mondiale : « Ce portefeuille a connu une évolution extrêmement importante sur les dix dernières années en termes de montant alloué à la RCA pour le financements des projets et en personnel affecté à la mission de la Banque mondiale. Nous avons relevé les problèmes qui empêchent la mise en œuvre des certains projets. L’idée principale est de se réorganiser, mobiliser l’ensemble du gouvernement pour une appropriation forte sur l’ensemble de ses projets de façon à garantir les résultats au niveau de la population qui sont les bénéficiaires ».

En termes de cette réunions, quelques recommandations ont été faites permettant à la Banque mondiale, les coordinations des projets et le gouvernement de bien s’organiser afin d’atteindre les objectifs assignés aux différents projets. Sur cet aspect, on peut retenir quatre (04) points essentiels qui sont : la connaissance des procédures, l’implication dans la préparation, la mise en œuvre du projet et la supervision sur le terrain.

Cependant, la République centrafricaine à l’instar des autres pays du monde doit s’attendre à un coup dur qui pourrait secouer son économie vu la crise géopolitique et militaire qui oppose la Russie à l’Ukraine. A en croire Abdoulaye Seck de la Banque mondiale, cette guerre va surement coûter et fragiliser l’économie mondiale et la RCA ne sera pas épargnée. Ceci, du fait que les prix des produits de première nécessité seront augmentés dans les années qui viennent.

Pour ce faire, l’agriculture se présente comme un élément très indispensable pour le relèvement économique de la RCA.

Dans ce contexte, il apparait clairement que l’agriculture qui regorge plus de 80% de la population fait appel à une expertise et des orientations.

Le ministre Hervé Doba a confirmé que le gouvernement est conscient et fera des efforts pour rehausser le secteur agropastoral pour atteindre lutter contre la l’insécurité alimentaire qui affecte des milliers de personnes dans le pays

Brice Ledoux Saramalet