Située à 75 km de la ville de Bamingui, la commune de Kotissako est le théâtre des cas d’insécurité perpétrés de manière récurrente par des personnes en arme. Lors d’un déplacement de l’Oubangui Médias vers Bamingui-Bangoran, Stanislas Yama sous-préfet de cette localité attire l’attention des autorités politiques et réclame l’ouverture d’une base militaire à Kotissako pour repousser ces ennemis de la paix.
Selon les informations recueillies sur place, la commune de Kotissako est le lieu de passage des groupes armés qui agressent et pillent les habitants de cette localité à volonté. Étant dépourvu des équipements convenables en plus de l’effectif réduit des forces armées centrafricaines (FACA) sur place dans la ville, cette localité est le carrefour des hommes armés qui œuvrent comme bon leur semble.
Pour régulariser la situation, le sous-préfet de Bamingui réclame l’ouverture d’une base militaire sur place à Kotissako et la mise en disposition du matériel à ces derniers pour bien remplir leur mission régalienne. « Nous avons un problème de sécurité dans la sous-préfecture de Bamingui. Il n’y a pas trop longtemps, des personnes malintentionnées sont sortis deux fois de suite dans un village Mbengou à 30 km et ont pillé et emporté les biens des villageois avec eux. Ils ont tiré sur ces villageois et beaucoup ont eu des blessures. Dans un autre village, des hommes en armes sont sortis et ont pris en otage 10 villageois pour les incarcérer, les torturer avant de les libérer dans la soirée. À Bangoran, un pêcheur villageois a pris une balle mais heureusement qu’il n’est pas mort parce qu’il est emmené sitôt à l’hôpital. Et à Kotissako, ils sont sortis plus de 3 fois et ont barricadé la route aux habitants, les sont pillés et maltraités avant d’être libérés », a expliqué Stanislas Yama sous-préfet de Bamingui.
Entre-temps, à Kotissako il y a une grande voie qui mène au Tchad et souvent en saison sèche, les hommes en armes opèrent sur l’axe: « à 75 km pour aller à Ndélé, Kotissako dispose d’une grande route qui mène au Chari et au Tchad. Et pendant la saison sèche, des bandits opèrent régulièrement sur la voie. C’est pourquoi nous lançons un appel aux autorités de nous installer un poste de sécurité mixte qui peut couvrir les Forces de Défense et de Sécurité et ceux des eaux et forêts pour sécuriser le secteur puisque Kotissako est loin de Bamingui ainsi que de la ville de Ndélé. Il faut aussi équiper ces agents pour qu’ils soient à la hauteur de la mission qui leur sera assignée », recommande ce dernier.
Cependant, les forces qui sont dans la ville de Ndele n’ont pas un effectif et équipements adéquats pour répondre à toute éventualité dans la préfecture. Selon les autorités locales, il est donc nécessaire de revoir l’aspect sécuritaire de la région afin d’assurer une sécurité aux populations affectées par les crises.
Belvia Espérance Refeïbona

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