La société d’État Centrapalm de Bossongo, est une société qui produit l’huile de palme. Elle employait à l’époque plus de 1000 travailleurs sous tutelle du gouvernement. Mais elle est tombée en faillite en 2008 à cause de la mauvaise gestion de certains directeurs qui se sont succédés à la tête de cette entreprise étatique.

Par cette mauvaise gestion, le gouvernement Centrafricain de l’époque s’est vu obligé de fermer la société et de mettre le personnel en chômage sans garantie. Ceux qui se sont installés sur place déplorent leur condition de vie difficile. « Nous avons totalisé aujourd’hui 90 mois d’arriérés de salaire », a expliqué un ancien employé qui précise que certains d’entre eux sont décédés laissant des veuves et orphelins, d’autres par contre sont contraints de cultiver pour joindre les deux bouts. Il a ajouté que leur condition de vie reste précaire puisqu’ils ont des familles à gérer ou certains de leurs enfants ne vont plus à l’école à cause du manque de moyens financiers. « Ce moment de chômage a joué énormément sur nous et dans quel pays un travailleur pouvait-il totaliser 90 mois d’arriérés de salaire ? » s’est-elle interrogée.

Le gouvernement a déjà annoncé la privatisation de la société Centrapalm et tout le personnel accueille cette décision à bras ouverts. Mais ce qui est important c’est de leur payer au-moins la moitié de leur dû pour permettre à chacun d’assurer la charge régalienne de son foyer. «  Nous supplions le Chef de l’Etat et son gouvernement de penser à nous personnels de la société d’État Centrapalm, car nous souffrons amèrement. Si le gouvernement pouvait nous donner ne fût-ce que la moitié de notre argent, ça sera mieux », s’est plaint un autre personnel qui a requis l’anonymat.

Notons qu’au moment où nous mettons sous presse cet article, certains personnels de la Centrapalm demeurent encore sur le site mais dans des conditions de vie déplorable.

Le processus de privatisation de cette société est lancé. Le gouvernement a inclus aux conditions les passifs liés aux droits légaux des anciens personnels de cette société.

Judes Romain Koualet.