Le ministère de l’élevage et de la santé animale a organisé en partenariat avec la FAO, un atelier de validation des livrables nationaux de la RCA sur le diagnostic de la transhumance transfrontalière, le vendredi 22 décembre 2023 à Bangui.
Pour développer les politiques et stratégies d’une transhumance ayant un meilleur impact économique, une transhumance apaisée et respectueuse de l’environnement entre le Tchad , le Cameroun et la République Centrafricaine, le projet d’appui à la régulation de la transhumance transfrontalière en Afrique Centrale (PARTTAC) vise à définir et à mettre en œuvre les règles et mécanismes pour une utilisation durable de l’espace et la gouvernance de la mobilité pastorale, dans le respect des droits humains et des critères d’égalité (comme genre) sur les parcours de transhumance transfrontalière entre ces pays.
Pour Dr Patric Ningata Ndjita, Directeur de Cabinet du ministère de l’élevage et de la santé animale, les enjeux économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, fonciers et sécuritaires en lien avec la pratique de l’activité doivent être analysés au niveau local et dans la sous-région.
« La RCA est riche en pâturage, donc ces animaux qui viennent en transhumance souvent source des conflits entre les éleveurs et les agriculteurs. C’est pour cela que l’Union Européenne a jugé nécessaire d’appuyer ce projet. C’est pourquoi nous sommes venus parler de l’évolution, faire le diagnostic approfondi, indépendant et fiable sur la pratique de la transhumance transfrontalière entre ces trois pays », a souligné Patrick Ningata-Ndjita.
Lors cette assise, il était aussi question de la transmission par les consultants nationaux des premières moutures de leurs travaux. Ces livrables préalables ont été soumis à la validation en présence des acteurs cibles des secteurs concernés dans chaque pays.
Diana Deran

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