Arrêté et placé en détention dimanche dernier, Me Crépin Mboli-goumba est poursuivi pour diffamation contre les magistrats. Après son audition lundi dernier par le parquet de Bangui, il devait être comparu ce mercredi 6 mars. Mais il a été mis en liberté provisoire sur demande de ses avocats.
Tôt dans la matinée de ce mercredi 6 mars, des forces de l’ordre ont bouclé le tribunal de grande instance de Bangui empêchant le personnel de ce tribunal à prendre service.
Ici, la salle est remplie par des avocats et le Conseil de l’accusé qui est composé de plus 13 avocats dont Me Nicolas Tiangaye, un autre opposant au régime.
Après la lecture de la plainte par le doyen des Juges, Me Nicolas Tiangaye a demandé la parole et a formulé trois observations.
D’abord l’interdiction de certains parents de l’accusé à avoir accès dans la salle. Selon lui, cette interdiction est contraire à l’article 164 du code de procédure pénale. Bien avant de demander le renvoi du procès, Me Nicolas Tiangaye a soulevé l’exception sur le nom de Daniel Nzewé qui au début ne figurait pas dans la plainte mais qui subitement apparaît aujourd’hui.
Dans sa réplique, le Procureur général près la cour de grande instance de Bangui Benoît Narcisse Foukpio a contesté certaines observations faites par Me Nicolas Tiangaye en ce qui concerne l’interdiction des parents de l’accusé qui est Me Crépin Mboli-goumba. Il a souligné que l’épouse de ce dernier est présente dans la salle de l’audience et ses amis politiques. Pour lui, la présence de ces forces c’est pour garantir la sérénité dudit procès.
La cour s’est retirée et avant de revenir accorder sa mise en liberté provisoire.
L’audience va être repris le 13 mars et ça sera en public comme l’a demandé les avocats de l’accusé. La cour l’a interdit de faire des déclarations et des publications avant la date de l’audience.
Christian Steve SINGA