Nouveau président de la Ligue nationale de para tennis de table, Jean Michel Gaston Gambor affiche de grandes ambitions pour cette discipline encore peu médiatisée en République centrafricaine. Entre structuration de la ligue, amélioration des conditions des athlètes, détection des jeunes talents et préparation aux grandes échéances internationales, il dévoile sa vision et les actions qu’il entend mener pour donner un nouvel élan au para tennis de table centrafricain.

Oubangui-Médias : Monsieur Jean-Michel Gaston Gambor, bonjour. Vous êtes le président de la Ligue nationale de parathénisme de table centrafricaine. Vous venez de prendre les commandes de cette Ligue. Quels sont vos principaux objectifs ?

Jean Michel Gaston Gambor : Bonjour, monsieur le journaliste ! Merci pour la parole que vous nous accordez, afin que le public centrafricain, le peuple centrafricain, la nation centrafricaine, sachent qu’il y a des personnes. En situation de handicap sur le territoire qui ont droit de pratiquer le sport. Notamment aujourd’hui, les questions du tennis de table sont trafiquées pour les paras. Simplement, les personnes en situation de handicap qui ne sont pas des handicapés au fond, mais qui ont un certain handicap et ils ont bien droit au sport. Voilà pourquoi

Ils ont réfléchi. C’est un travail de longue haleine. Depuis le temps, ils ont songé à mettre en place cette ligue nationale para-tennis de table centrafricaine. C’est simplement à cause et grâce aux fruits du travail de sewa ping, que je préside, a réalisé sur le territoire, sur le plan vraiment général, y compris les valides, que nos frères en situation de handicap m’ont élu, m’ont fait confiance pour que je puisse présider la Ligue nationale par un tennis de table.

Oubangui-Médias : Merci M. le Président. Vous êtes déjà à la tête de cette Ligue. Maintenant, quelles sont les  premières actions que vous comptez mener ?

Jean Michel Gaston Gambor : Comme vous le savez, toute Ligue a pour objectif principal d’organiser les activités, notamment les championnats les compétitions diverses. C’est ce dont nous aspirons. L’équipe qui a été élue au sein du bureau exécutif a pour charge l’organisation, la structuration de cette ligue. Il faut le dire, c’est inédit, c’est une grande première au niveau national. Donc il y a du travail, il est question de structurer déjà les clubs pour organiser les activités pour la vie de cette ligue.

Oubangui-Médias : Vous êtes prêt à organiser un championnat qui va démarrer très bientôt, mais quel est votre regard sur l’état du parathéniste de table en Centrafrique ?

Jean Michel Gaston Gambor : Alors, ce n’est pas un secret. Nous savons que le tennis de table est très peu connu, très peu démocratisé. Voilà pourquoi il est question de démarrer, j’ai envie de dire, de zéro. Mais ce n’est pas impossible. Il y a du pain sur la planche, pardon pour l’expression. Mais nous avons commencé ce travail avec les para tennis de table. Ils ont commencé à s’entraîner sur les divers sites que Sewa ping a mis à la disposition de la Fédération centrafricaine de tennis de table.

La Ligue nationale para tennis de table centrafricain a aussi ce même droit, ce privilège que sewa ping met à la disposition. Juste une parenthèse, l’association Sewa ping est cette association qui s’est constituée pour appuyer le tennis de table centrafricain. C’est dans ce cadre que les sites mis à disposition ont commencé à accueillir les athlètes pour qu’ils puissent se mettre dans les conditions. Parce que c’est un tout à refaire. Tout à faire également. Donc les championnats sont en phase de structuration. Parce qu’on ne peut pas se lever dès la naissance. Et commencer à dire que le championnat démarre demain. Il faut se dire les choses en vérité. Donc ils sont en train d’être préparés. Chaque club. Je précise qu’il y a 5 clubs. à ce jour, par un tennis de table.  L’encadrement est à pied d’œuvre pour pouvoir organiser ce championnat national.

Oubangui-Médias : La détection et la formations des jeunes, c’est vraiment essentiel. Avez-vous un programme pour encourager ces jeunes à relever le para tennis de table?

Jean Michel Gaston Gambor : Aujourd’hui, nous sommes en train de faire ce travail. Il est question de mobiliser la jeunesse. Il n’est pas question de se considérer comme des laissés pour compte parce qu’on est personne en situation de handicap. Nous travaillons à briser et à changer ce paradigme pour que les jeunes filles et garçons en situation de handicap. Nous allons les sensibiliser, On a un programme effectivement de vulgarisation que nous allons mettre en œuvre. C’est le cahier de charges, c’est la feuille de route que le bureau exécutif a mise en place.

Oubangui-Médias : Vous avez souligné que l’association sewa ping prête main-forte à cette ligue. Mais pour ceux qui ne connaissent pas l’association sewa ping, qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur l’association Sewa ping, comment elle fonctionne ?

Jean Michel Gaston Gambor : Alors, c’est vrai que j’ai une double casquette. Président de L’association Sewa ping et également président de la ligue nationale para tennis de table de Centrafrique. L’association Sewa ping, je vous le disais tantôt, c’est des anciens joueurs, c’est des sympathisants, des amoureux simplement du tennis de table qui ont refusé pour que cette discipline disparaisse de l’échiquier sportif centrafricain. On s’est constitué pour pouvoir apporter la main forte à toutes les fédérations de tennis de table. Aujourd’hui, on parle de la Ligue Nationale de tennis de table qui n’existait pas. Il faut reconnaître que c’est sous l’impulsion de C-Wapping. Il faut reconnaître que c’est le travail acharné des athlètes qui ont sollicité sewa ping. Je ne suis que la courroie de transmission. Permettez-moi encore une fois l’expression. Je suis là simplement pour soutenir, apporter le concours des amoureux de cette discipline, et il y en a plein comme moi, qui sont cachés, à qui j’appelle pour qu’ils puissent vraiment prendre conscience de la situation, tous ces amoureux de tennis de table, de venir apporter main-forte à la Ligue para-tennis de table centrafricain. Donc, voilà, avec l’association Sewa ping, avec les amoureux de tennis de table, d’une manière générale.

Nous allons apporter notre soutien à nos frères en situation de handicap. C’est pour eux cette Ligue. Nous sommes, entre guillemets, les valides, mais ils ne sont pas non plus invalides. Donc, ensemble, nous allons travailler pour mener à bien cette mission.

Oubangui-Médias : M. le Président. Pour terminer, si vous avez un message à l’endroit des personnes vivant avec un handicap qui hésitent encore à se lancer dans le sport, quel est votre message ?

Jean Michel Gaston Gambor : C’est un message d’encouragement. D’encourager toutes les personnes en situation de handicap qu’ils comprennent qu’il y a un cadre réservé pour eux. Et aujourd’hui, la Ligue Nationale Para tennis de table est mise en place. Nous attendons pleinement pour qu’ils vienent. Il y a un cadre qui est mis en place. Nous manquons d’infrastructures, c’est vrai.

Mais avec le peu que nous avons, nous avons le regard tourné vers le ministère des Sports. Nous avons le regard tourné vers le comité national paralympique centrafricain. Donc c’est vraiment ensemble que nous allons mener à bien cette mission. J’encourage encore les structures de la place à ne pas abandonner le sport, et nous savons que dans le cadre des responsabilités sociétales qui les incombent, ils finiront par jouer dans les mains fortes.

Oubangui-Médias : Monsieur le Président, nous vous remercions.

Jean Michel Gaston Gambor : C’est moi qui vous remercie, monsieur le journaliste.

Interview réalisée par Charlemagne Nzembe