Le 24 aout 2021, les élus de la Nation ont voté par acclamation la loi autorisant le président de la République à ratifier la Convention sur  « l’élimination de la violence et le harcèlement sexuel dans le monde du travail ». Cette loi présentée par la ministre du Travail et de l’Emploi, Annie Michèle Mouanga, traduit la volonté du gouvernement de combattre ces pratiques dans la société centrafricaine.

La violence et le harcèlement sexuel dans le monde du travail sont des pratiques les plus courantes en Centrafrique, et ce, dans tous les secteurs d’activités socioprofessionnelles. Ces pratiques sont restées sous silence en Centrafrique comme l’a reconnu l’honorable André Nalké Dorogo, vice-président du groupe parlementaire URCA.

La violence et le harcèlement sexuel sont définis à l’article 1er de cette Convention en ces termes :« l’ensemble de comportements et de pratiques inacceptables ou de menaces qui se produisent une seule occasion ou de manière répétée, qui ont pour but de causer, ou sont susceptibles de causer un dommage d’ordre physique, psychologique, sexuel ou économique et comprend la violence et le harcèlement fondés sur le genre ».

Ces pratiques ont depuis toujours évolué dans le monde du travail en Centrafrique sous le silence coupable de l’administration publique, des institutions du pays et notamment des élus de la Nation.

Ainsi, les dispositions de cette Convention notamment les articles  7, 8 et 10, interpellent à garantir la dignité, la légalité et la non-discrimination dans l’emploi aux travailleurs et travailleuses, et autres personnes appartenant à un ou plusieurs groupes en situation de vulnérabilité dans pays.

Pour le vice-président du groupe parlementaire URCA André Nalké Dorogo, à travers cette loi et son application,  le centrafricain lambda, pourrait redonner confiance au monde du travail régis depuis toujours par l’expression en sango « Ti mo si »,notamment « pour toi d’abord ».

L’adoption de cette loi par le parlement centrafricain traduit leur engagement de lutter désormais contre de telles pratiques. Car, elle fera de la RCA un espace d’épanouissement social.

Toutefois, les élus de la Nation ont recommandé au ministre de tutelle la mise en place d’une équipe de suivi et d’application stricte des dispositions de cette Convention pour le bien-être des travailleurs centrafricains, notamment à travers : l’introduction des textes règlementaires dans un meilleur délai.

Ivann Gotoro