Le 21 octobre dernier, le Ministre  Contrôleur Générale su secteur parapublic, Romeo Gribingui a fait une descente au niveau de l’Office Nationale des Semences (ONASEM). Il est question de rencontrer les responsables de cet office et de partager avec eux sur les différents défis auxquels ils font face.

Décidément, le Ministère en charge de contrôle général du secteur parapublic en Centrafrique se met résolument au travail pour redynamiser ce secteur qui contribue énormément au développement économique du pays. Depuis deux semaines, le ministre Romeo Gribingui qui pilote ledit ministère a entamé plusieurs séries de rencontre avec les chefs des entreprises et des agences publiques afin de toucher la réalité du terrain et voir comment apporter des propositions à ces derniers pour rehausser leur secteur.

 « Nous avons lancé les visites des entreprises et établissements publics car cela s’inscrit dans la politique générale du gouvernement qui vise à redynamiser le secteur parapublic, pourvoyeur d’emplois et créateur de richesse. En termes de cette visite, nous avons pu recueillir des informations. L’idée est qu’à la fin, nous rédigeons un document que nous allons soumettre aux autorités compétentes pour voir dans quelles conditions l’Etat pourrait appuyer davantage le secteur parapublic en Centrafrique », a expliqué le ministre Roméo Gribingui.

« La vision du chef de l’Etat Faustin Archange Touadera est de faire du secteur agropastoral l’un des piliers du développement et cela peut se réaliser si on arrive à maitriser le marché des semences. Et là, nos compatriotes qui sont à la tête de l’ONASEM sont en train de mobiliser les efforts pour maitriser ce secteur et réaliser cette vision. Nous savons qu’à travers l’appui de nos différents partenaires techniques et financiers, ils atteindront cet objectif », a jouté Romeo Gribingui, ministre contrôleur général du secteur parapublic. 

Selon la loi semencière centrafricaine n°15.001 du 19 janvier 2015, la mission de l’ONASEM consiste à promouvoir le secteur semencier pour une amélioration de la productivité agricole, élaborer les normes et réglementations des semences, assurer le contrôle de la qualité des semences. Toutefois, l’ONASEM est appelé à certifier les semences, contrôler la commercialisation, conserver et gérer le stock national des semences, végétales, animales et forestières.

D’après Ernest Haouatou, Directeur Général par intérim de l’ONASEM, la présence du ministre Romeo Gribingui a beaucoup motivé. « Nous avons profité de l’occasion pour lui présenter les difficultés de notre office. Certains centrafricains ne connaissent pas l’importance de cet office. Nous avons un manque de personnel et aussi de moyen roulant qui pourrait nous aider à effectuer des missions dans les provinces. Nous faisons des analyses afin de déminer la qualité des semences, présenter les résultats afin de permettre aux partenaires de payer des bonnes semences qui pourront développer l’agriculture en Centrafrique », a-t-il expliqué.

Sachant que la République centrafricaine est secouée par des nombreuses crises, cela a impacté négativement sur l’agriculture. Une situation qui a engendré une insécurité alimentaire dans le pays. A cet effet, l’ONASEM qui a pour vision de constituer un stock national semencier est appelé à faire face à ce défi de contribuer à l’amélioration des revenus des ménages et atteindre la sécurité alimentaire en RCA.

Brice Ledoux Saramalet