Ils étaient au total 8 magistrats dont 2 députés à avoir prêtés serment vendredi 11 août dernier devant le Chef de l’État Faustin Archange Touadéra et des Ambassadeurs accrédités en RCA.
Il est 10h 14 mn, l’heure à laquelle le Chef de l’État Faustin Archange Touadéra, président centrafricain a fait son entrée en la salle de la cour d’appel de Bangui. Ici, plus d’une centaine de personnes, des hauts cadres du département de la justice, des juges, de membre du corps diplomatique, le premier ministre Félix Moloua et le président de l’Assemblée nationale Simplice-Mathieu Sarandji étaient aussi présents à cette cérémonie de présentation de serment des 8 magistrats.
Après la lecture du décret portant nomination de ces magistrats par les greffiers en chef de chaque cour, l’étape suivante était réservée à l’appel de chaque magistrat qui se présente devant dans leur toge, main en l’air et dit à haute voix « je le jure » après la lecture du serment faite par le président centrafricain.
Stéphane Gona âgé de 48 ans est le remplaçant de l’un des magistrats admis à faire valoir leurs droits à la retraite pour le compte de la Cour Constitutionnelle. Ému de son choix, Stéphane Gona est conscient des lourdes tâches qui l’attendent, et promet de se conformer à la loi organique de cette haute cour : « Je suis conscient de la mission qui est celle d’examiner les différentes lois. Bien-sûr la tâche est lourde mais en commun accord avec mes pairs, nous allons travailler à bras le corps pour le relever le défi ».
Ulrich Nazer Djoubaye, détenteur de trois Master en banque finance, audit et contrôle des gestions et en droit des affaires, rejoint les quatre autres magistrats qui siègent au sein de la cour des comptes. Même si celui-ci n’a souhaité se prononcer à notre micro mais il a promis de travailler selon les règles de la cour des comptes qui selon ses propres termes « est une épée de Damoclès derrière la gestion de l’État ».
Le ministre d’Etat de Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, indique que cette prestation de serment témoigne la vision du Chef de l’État, le Premier magistrat centrafricain qui est celle de mettre sur les rails l’Etat de droit en RCA : « Ceci est dans le but d’installer toutes les institutions judiciaires pouvant travailler pour la bonne gouvernance et l’Etat de droit en RCA », a-t-il justifié.
Ces institutions doivent travailler en toute indépendance et dans le respect de l’art. Cette prestation de serment intervient dans un contexte où la cour constitutionnelle est appelée à se prononcer dans quelques jours sur les résultats provisoires du vote référendaire rendu public le 7 août dernier par l’Autorité Nationale des Elections.
Christian Steve SINGA

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