Les vendeurs de sable de la rivière M’Poko, situés dans la commune de Bimbo, déplorent les nombreuses difficultés causées par les pluies incessantes de ces derniers jours. Bien que cette activité leur permette de subvenir aux besoins de leurs familles, les intempéries provoquent d’importantes pertes de marchandises et endommagent leurs matériels de travail. À cela s’ajoutent les taxes qu’ils disent devoir payer aux autorités installées sur l’autre rive de la rivière.

Au bord de la rivière M’Poko, dans la sous-préfecture de Bangui-Fleuve, les extracteurs de sable font face à une situation de plus en plus difficile en cette saison pluvieuse. Selon Slaver, l’un des vendeurs, traverser la rivière avec le sable est devenu un véritable calvaire.

« En cette saison des pluies, nous rencontrons beaucoup de difficultés. Nous ne travaillons pas normalement. Quand il pleut, tout est gâché et le travail est interrompu. Il arrive souvent que les pirogues coulent, entraînant la perte des sacs de sable et parfois même de la pirogue. Les récupérer sous l’eau devient très difficile », a-t-il déclaré.

De son côté, Tranquilin dénonce les taxes imposées sur chaque pirogue par les autorités présentes sur l’autre rive de la rivière.

« Notre problème est que les pirogues que nous utilisons ne nous appartiennent pas. Lorsque nous traversons pour extraire le sable, les autorités de l’autre côté nous demandent de payer 1 000 FCFA par pirogue avant de nous laisser repartir. Si nous ne payons pas, elles confisquent nos pirogues et les emmènent à Zongo jusqu’au paiement. Chaque année, nous contribuons pourtant à hauteur de 450 000 FCFA, mais malgré cela, les 1 000 FCFA continuent d’être exigés. Lorsque nous protestons, nos pirogues sont saisies, et les forces navales présentes n’interviennent pas », a-t-il expliqué.

L’extraction du sable est une activité particulièrement pénible et risquée, surtout en période de fortes pluies. Les acteurs du secteur appellent les autorités compétentes, notamment les forces navales présentes sur les rives de la rivière, à renforcer leur protection afin de permettre à ces jeunes de travailler dans de meilleures conditions et de poursuivre une activité essentielle à leur subsistance.   Christelle Melvina Ganazoui