La Cour pénale spéciale poursuit les préparatifs du procès de Bossembélé. Ce mercredi 13 mai 2026, elle a tenu à huis-clos, sa quatrième conférence de mise en état dans le cadre de cette affaire opposant le Parquet spécial et les Parties civiles aux Accusés François Bozizé Yangouvonda, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro Et Firmin Junior Danboy.
Cette procédure de mise en état vise à prendre toutes mesures préparatoires demandées afin de permettre au procès de se dérouler avec célérité et dans le respect des droits fondamentaux des accusés et des parties civiles.
Jusqu’à présent, les faits reprochés aux trois prévenus sont, concernant François Bozizé Yangouvonda, « pour des faits allégués de meurtre, d’emprisonnement ou autres formes de privation grave de liberté physique en violation des règles fondamentales du droit international, de torture et actes inhumains, de disparitions forcées de personnes, et d’autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale, commis sur le territoire centrafricain notamment à Bangui, Bouar et Bossembélé, y compris au Centre d’instruction militaire et à la maison d’arrêt, entre février 2009 et le 23 mars 2013. »
L’accusé Eugène Barret Ngaïkosset est accusé pour des faits allégués de meurtre, d’emprisonnement ou autres formes de privation grave de liberté, de torture et actes inhumains, et de disparitions forcées de personnes, commis sur le territoire centrafricain notamment à Bangui et Bossembélé, et au Centre d’instruction militaire, entre février 2009 et le 23 mars 2013.
Comme les deux autres, Vianney Semndiro est également poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation. Il s’agit entre autres de meurtre, d’emprisonnement ou autres formes de privation grave de liberté physique en violation des règles fondamentales du droit international, de torture et actes inhumains, de disparitions forcées de personnes, et d’autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale. Des faits qu’il aurait commis le territoire centrafricain notamment à Bangui et Bossembélé, notamment au Centre d’instruction militaire et à la maison d’arrêt, entre le 4 mai 2009 et mars 2011.
Enfin, pour sa part, l’accusé Firmin Junior Danboy sera jugé pour des faits allégués de meurtre, d’emprisonnement ou autres formes de privation grave de liberté physique en violation des règles fondamentales du droit international, et de torture et actes inhumains, commis sur le territoire centrafricain notamment à Bangui et Bossembélé, notamment au Centre d’instruction militaire et la maison d’arrêt, entre le 28 juillet 2011 et le 23 mars 2013.
Seul l’accusé François Bozizé Yangouvonda, visé depuis plus d’un an par un mandat d’arrêt international est toujours en liberté. Tandis que les trois autres sont présentement entre les mains de la justice, en attendant l’ouverture du procès, prévu le 16 juin prochain.
Déus Gracias Tchémanguéré

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