Depuis quelques semaines, les Banguissois se plaignent du fait que la ville de Bangui est envahie par la poussière et la fumée pendant la nuit. Ces situations  font partie des phénomènes engendrés par la saison sèche.

Ces phénomènes sont en train de fatiguer les Banguissois avec l’avènement de la saison sèche.  Le vent, les passages des véhicules et des motos sont aussi les éléments qui provoquent cela. Plusieurs personnes sont obligées de porter les masques, cette fois-ci pas pour se protéger contre le covid-19 mais plutôt contre la poussière.

En effet, selon le dictionnaire l’internaute, la poussière est une poudre très fine de terre ou de toute autre matière comme des cendres. Tandis que le dictionnaire Larousse définit la fumée comme : « Ensemble de produits gazeux qui se dégagent de certains corps en combustion et qui sont rendus plus ou moins opaque par les particules solides ou liquides dont ils sont chargés.

« Maintenant,  on ne peut pas porter deux fois les même habits dans la semaine sans les laver.  Cela donne beaucoup de travail à nos sœurs et femmes qui sont obligées de faire la lessive et les vaisselles tout le temps car cela gagne même l’intérieur des maisons. Pire est que ce n’est pas difficile d’avoir de l’eau potable », a expliqué Gildas Kekenda, qui travaille dans le domaine de l’environnement.

Toutefois, la poussière est dangereuse pour la santé du moment où provoque des lésions pulmonaires et respiratoires. Elle peut être également la cause des cancers. Oubangui Médias a tenté d’entrer en contact avec certains médecins, spécialistes des maladies primaires, dommages ces derniers se disent occupés par d’autres obligations professionnelles.

C’est dans ce contexte que regrette Gildas Kekenda: « Les femmes qui vendent au bord de la route ne protègent pas leurs produits ce n’est pas bien surtout en cette période poussiéreuse. Presque tout le monde souffre de la toux et les malades respiratoires se développent aussi suite à cette situation ».

Quant au phénomène de la fumée, cela se produit souvent la nuit et  fait mal aux yeux. Cela est dû aussi au feu de brousse et les poubelles qui, au lieu que les services de ramassage s’en occupe, les usagers préfèrent y mettre le feu. Du coup, ce fait met en cause la question de la protection de l’environnement.

« Je pense que la Mairie de Bangui doit trouver des moyens pour arroser les voies publiques. Malheureusement, elle ne fait pas ce travail et abandonne ainsi les Banguissois seuls face á ce phénomène », regrette un leaders communautaires retrouvé au centre-ville.

Il faut noter que la question de la protection de l’environnement est aujourd’hui au cœur des réflexions au sein des organisations, institutions et les Etats. Toutes ces entités n’hésitent pas à dégager des budgets afin de développer des stratégies dans l’optique d’assurer la protection de l’environnement. Devant l’importance que revêt cette problématique, Oubangui Médias va consacrer dans ses prochaines parutions ; un dossier spécial sur la question avec des experts en la matière.

Brice Ledoux Saramalet